mardi 27 juillet 2010

Réunion Nationale d'Orchidée Adoption en juin 2010


La Réunion Nationale «d’Orchidée Adoption».

Nous avons été invités par Madame Catherine Pérot, Présidente «d’ Orchidée Adoption» à la réunion nationale de son Association à St Geniez d’Olt,(Aveyron) le week-end du 27 au 28 juin 2010.

Au cours de cette réunion,avec l'aide de nos amis et parrains, Monique et Christian Ranvier, ainsi que le jeune Nicolas Brat, nous avons tenu notre stand de ventes d’objets artisanaux Thaïlandais au profit «des Amis du Vieux Tamarin». Le solde des ventes s’élève à 850 €.

Suite à une tombola, organisée par «Orchidée Adoption», les bénéfices de celle-ci ont été partagés entre l’Association «SPOT» et «Les Amis du Vieux Tamarin», soit une somme de 1500 € chacun. Grand merci à Catherine Pérot qui donne toujours un coup de pouce envers notre Association.

Lors du tirage de la tombola, Madame Anne Philibert, Responsable Régionale «Orchidée Adoption» Région Sud-Côte d’Azur, a gagné un ordinateur de bureau, se trouvant déjà bien pourvue de matériel informatique, elle en a fait don à notre Association. Grand merci aussi à Madame Anne Philibert pour sa générosité envers «les Amis du Vieux Tamarin».

Nous tenons à remercier également les organisateurs de cette réunion, ainsi que Monsieur Marc Bories, Maire de cette commune pour le beau cadeau; un magnifique livre de St.Gerniez d'Olt.

samedi 3 juillet 2010

L'aide à la construction



Nous passons ces quatre jours avec le groupe de Marollais parmi lesquels Martine, médecin et marraine , avec elle nous avons visité à trois reprises une petite filleule de 6 ans, orpheline et atteinte du sida- notre deuxième cas-
Nous déposons aussi la somme de 100858 baths sur le fonds « Kangkorn » Alimenté à chaque venue, le fonds atteindra cette année 1500000 baths ce qui nous permet de commencer les démarches pour qu’il devienne une Fondation.
Trop d’enfants vivent encore dans des maisons faites de quatre murs de planches ,couverts avec des tôles qui ne les protègent guère durant la mousson., telle la petite Vanessa, filleule de Martine, qui vit chez ses grands-parents ,ainsi que ses trois sœurs, dans une maison à même le sol , dont le plafond culmine à 1,70m : on n’y tient donc pas debout. Murs et plafond sont en vieilles tôles rouillées et chaque année, la maison baigne dans 50 cm d’eau pendant six à huit semaines ; il faut donc demander asile à la famille .Les grands parents, exemplaires travaillent encore dans les rizières, à plus de 75 ans, mais le salaire est si faible qu’ils ne peuvent pas s’en sortir ; la mère travaille à Bangkok et ne peut guère aider – quant aux quatre pères, c’est une autre affaire !Trois des fillettes sont parrainées.

Or depuis deux ans , notre souhait était de trouver des fonds pour leur bâtir une maison hors d’eau pendant la mousson .Très touchés par la situation, Martine et François décident de prendre en charge 80% du coût, qui s’élève à 3000 euros. Quarante-huit heures plus tard, nous avons en mains le plan conçu par Koo Modt et trois semaines après nous apprenons que les voisins aidaient à la construction pour en diminuer le coût,inversant quelque peu la devise Le ciel t’a aidé, alors bouge toi »Nous vous tiendrons informés car il manquerait entre 500 et 1000 euros pour boucher le budget.
A ce jour, juchée sur des pilotis de trois mètres de haut, la nouvelle maison est achevée- elle offre une surface habitable de 36 mètres carrés et est pourvue d’une salle d’eau et de toilettes. L’eau de pluie est récupérée puisque celle de la nappe phréatique , saumâtre, est impropre à la consommation.









L'aide à l'opération d'une maman

Lors de nos visites , nous avions également noté le cas particulier mais pas si rare, de la maman d’une de nos filleules, née avec les doigts palmés : à terme elle aurait perdu l’usage d’une main .Avec Martine, nous l’avons reçue. L’annulaire et le majeur de sa main gauche soudés par leur extrémité pouvant être séparés, et la partie chirurgicale proprement dite étant prise en charge par l’état, Koo Modt et ses amis médecins ont pu monter le dossier, sachant que « Les Amis du Vieux Tamarin » se chargeraient de régler tous les frais externes à l’opération , prévue pour le début d’avril.
Juin 2010 :l’opération a été effectuée avec succès et notre association a réglé les 7500 baths de frais post opératoires – soit 160€ équivalant à un mois et demi de salaire-
L’opération a consisté à reconstruire une pince à la main gauche et permet, de surcroît, d’éviter à l’avenir que l’infection ne s’installe entre les doigts soudés par leurs seules extrémités.
Dans l’ensemble, nous avons constaté une amélioration : les villages se remettent petit à petit des inondations de l’hiver 2008-2009. Le prix du riz a baissé mais reste encore trop élevé eu égard à la modicité des salaires des ouvriers agricoles :150 baths environ par jour. A titre d’exemple, ce salaire équivaut en ce moment à 6 kilos de riz ou 5 litres de carburant ou encore 3 kilos d’oranges.

mercredi 10 mars 2010

Collège jean Moulin et Ecole de Ban Saatey

Un petit groupe d'élèves du collège Jean Moulin , à l'initiative d'un professeur, met en place la vente de sachets d'oeufs de Pâques en chocolat . Afin d'éviter toute dérive , chaque enfant est porteur d'une petite carte à son nom , à l'en-tête de l'association ; vous pouvez donc leur faire bon accueil en toute confiance .
Merci - Mme Chevrier présidente de l'association.

vendredi 4 décembre 2009

Marché de Noël 2009





Marché de Noël
A Marolles les Braults, au gymnase, le dimanche 29 novembre 2009, a eu lieu le marché de Noël, organisé par l’Alliance Commerciale. Y participaient une quarantaine d’exposants, en majorité des commerçants locaux et départementaux, et quelques associations marollaises. Notre stand « Les Amis du Vieux Tamarin » a connu un vif succès. Sept membres et bénévoles présents ont aidé , tant pour la vente d’objets artisanaux thaïlandais que pour les explications et récits des derniers voyages au village du vieux tamarin. De nombreux jeunes visiteurs se sont montrés curieux et intrigués de découvrir dans notre village, l’existence d’une association caritative oeuvrant à 10 000 km. Sur des panneaux, photos, cartes géographiques ainsi qu’un film sur PC répondent aussi aux nombreuses questions.

Fin de la journée, fin du marché de Noël : le bilan est très positif. Nous sommes sollicités pour faire une conférence au mois d’avril ou de mai, au retour de notre prochain voyage de cet hiver. Le bénéfice des ventes représente plus de 1700 repas pour nos écoliers de Ban Sataey.

25e anniversaire de l'association



25 ans déjà !

Un 25e anniversaire qu’il ne fallait pas manquer, surtout pour une association à but humanitaire, comme la nôtre.

Dimanche 4 octobre 2009 , réunion et repas thaï, à Marolles. C’est aussi l’occasion de faire se rencontrer des parrains et des marraines venus de toute la France, ainsi que des sympathisants à notre cause.

Madame le Maire accueille les 143 participants autour d’un cocktail à la mangue qui sera suivi d’ un buffet aux saveurs thaïlandaises : nems, beignets de poisson, salade de cheveux d’ange, porc au caramel, poulet au curry et pousses de bambou et s’achèvera par un dessert traditionnel : riz collant au lait de coco et salade de fruits exotiques.

15 h - On se met au travail : informations sur le lancement , en janvier 1984 de l’aide scolaire par le biais de la bourse « Kangkorn » , et regard sur le chemin parcouru jusqu’à nos jours : quatre-vingt-un enfants parrainés, l’établissement scolaire recevant notre aide devenu aujourd’hui « école pilote » du département.


Puis la parole est donnée aux parrains ayant eu la chance de se rendre au village …et d’y voir le vieux tamarin ! L’assemblée les écoute avec émotion , dans un silence chargé de respect. Les deux films visionnés ensuite, apportent un bon éclairage sur l’école et sur les futurs enfants à parrainer.

L’après-midi s’achève avec le récit enthousiaste du voyage de nos sapeurs pompiers tout juste revenus d’un voyage au « Pays du Sourire »!

18 h - l’heure de se quitter. Au revoir les Marseillais, les Strasbourgeois, les Mayennais, les Parisiens, les Bretons, … les parrains, les marraines et les amis des enfants du vieux tamarin.

Un grand merci à Nicole Agasse, notre maire et conseillère générale et à ses conseillers, pour la mise à disposition gracieuse de la salle Jean de la Fontaine , nous permettant ainsi de réaliser une économie qui gonfle notre bénéfice. Merci aux invités pour les achats d’objets artisanaux à notre stand. Merci à nos cuisiniers et aux bénévoles. Grâce à vous tous, la cantine de l’école de Ban Sataey pourra assurer la distribution de douze mille huit cent vingt-cinq (12825) repas.
Quel bénéfice aussi pour chacun d’entre nous, d’avoir vécu ensemble cette journée de générosité et d ’amitié !


Vous avez été formidables, soyez en remerciés.

A bientôt,


Voici les échos:

Je suis invitée au repas des amis du vieux tamarin.
En arrivant, je vois qu’il y a beaucoup de monde et pas seulement des gens de Marolles. Il y en a d’un peu partout de France et cela me surprend beaucoup. Après le repas thaï qui est d’ailleurs fort bon, Guy nous explique tout ce qui se fait, certain prendront la parole et nous disent ce qu’ils font et pourquoi. Je vois que tout ces gens sont plus que motivés et l’on ressent leur désir, leur sincérité, certain parrainent depuis très longtemps. On a envie de se joindre à eux car l’on sait que tout ira directement à l’association, à ses enfants qui, plus tard pourront se défendre dans la vie.
Merci de m’avoir permis de participer à votre super journée. Cela fait chaud au cœur de voir cette super ambiance, cela donne très envie de contribuer avec vous à cet élan de générosité et je ne suis pas près d’oublier, comme le dit si bien Guy ; « si on peut le faire, on doit le faire », Je voudrais faire partie de cette grande famille et j’espère que je pourrai me joindre à vous pour aider à rendre un enfant heureux.
Pilar M


Votre manifestation était formidable ; nous avons découvert la cuisine Thaï ; c’était excellent, trop copieux.
Nous avons été très surpris par le calme de cette salle ; même en fin de repas.
Les témoignages étaient émouvants ; bref nous avons passé un très bon moment.
Vous êtes formidables !
Gros bisous
JO & JACQUES

Un dimanche à Marolles:un petit côté champêtre bien sûr , mais surtout un grand élan de générosité et de sincérité .

Tout d'abord, nous avons été accueillis par Guy et Montri le plus simplement du monde alors que nous étions plus de cent. Cette association, qui existe grâce à leur initiative et qui dure grâce à leur dynamisme ,"tourne" autour d'eux. Leur travail ,dans cette association, se mesure au quotidien. S'il s'agit d'un repas (comme c'était le cas dimanche) pas un détail ne manque. Quand il s'agit de nous présenter les photos ,le film fait au village, ils réussissent à nous communiquer l'envie de parrainer, l'envie d'y aller. Nous comprenons que ce n'est pas un contact virtuel. Grâce à Guy et à Montri, nous pouvons avoir de vrais contacts avec les enfants (courrier traduit, photos, nouvelles de la famille...). Tout est fait dans le respect de la Thaïlande et de ses coutumes. En étant des " Amis du vieux tamarin», nous sommes dans l'authenticité et non pas de simples touristes.
Le fil conducteur de toute cette journée, et aussi de l'association, est tout simplement l'amour donné à son prochain.
Bravo à Guy et Montri et nous espérons pouvoir participer de notre mieux en adhérant aux "Amis du vieux tamarin".

Jean-Marc et Teresa.



Merci les garçons pour cette excellente journée que nous avons passé avec toujours des personnes
nouvelles mais tout aussi passionnées par votre beau pays et surtout la volonté de vouloir vous aider
auprès des enfants,,merci encore mille fois pour tout ce travail et surtout bonne nuit bisous
Nicole A



Même si on ne dit pas merci en Thaïlandais et bien tant pis merci pour ce merveilleux repas et moment d'échange

Amicalement
Sylvie et Franck

mardi 23 décembre 2008

Voyage en Thaïlande du 30 octobre au 15 novembre 2008 Jeudi 30 octobre – Guy et Montri repartent, accompagnés cette fois de cinq observateurs et amis, tous marollais et membres de l’association des Amis du Vieux Tamarin : mesdames Nicole Agasse, maire de Marolles, Marie-Claude Chevrier, présidente de l’association, ainsi que Michel Louazé, Françoise et Marie-Joseph Reynier. Atterrissage à l’aéroport Suwanaphumi de Bangkok, flambant neuf, gigantesque, puis voyage dans le minibus de Tom jusqu’à Hua-Hin, distante de 230 km, où Guy et Montri résident parfois. Trois jours, trois nuits pour découvrir une cuisine de rue savoureuse, un tout petit commerce nocturne très actif, une chaleur accablante, un tailleur fort prévenant, le parcours chaloupé d’une promenade à dos d’éléphant .Ajoutons-y la sereine beauté des temples rouge et or, lieux de ferveur et de paix. Puis départ en bus-couchette pour Phuket, distante de 750 km . Prix du billet : 1060 baht soit 24€ . Véhicule confortable, mais y dormir, c’est autre chose ! Arrêt repas de 20 minutes en pleine nuit : soupe de riz, œuf dur, quelques légumes, un peu de viande – course aux toilettes et c’est reparti. On n’attend pas les retardataires. Mardi 4 novembre. Au petit matin, nous arrivons à la gare routière de Phuket où un minibus envoyé par l’hôpital de Patong nous prend en charge pour les trois jours à venir. Après une rapide toilette au Kamala Resort Hotel – qui fut entièrement ravagé par le tsunami- nous partons pour l’hôpital où nous visitons le bloc opératoire dont l’équipement a été rendu possible, au terme de neuf mois de démarches, grâce à un don de 68764€ du Crédit Agricole, The French Farmer Bank, comme le rappelle une plaque apposée à l’entrée du service. Photo du jour : sept Marollais tout de vert vêtus, entourant la table d’opération – nous ne concourrons pas pour un prix d’élégance. D’un couloir à l’autre, nous passons par la zone des massages médicaux, la grande spécialité. A quatre, il est décidé de tenter l’expérience le lendemain - rude souvenir ! Ce premier jour dans l’île se poursuit par la visite d’un village de pêcheurs à 3 km, celui-là même qu’avait aidé l’Atelier-Spectacle de Marolles. Depuis, les habitants, qui tous avaient échappé à la vague, ont eu à lutter contre un autre fléau : les promoteurs qui avaient décidé de bâtir là un hôtel . Deuxième jour, mini croisière vers la petite île de Kho Phi Phi dont l’infrastructure hôtelière fut entièrement détruite le 26 décembre 2004 par une vague haute de 12 mètres qui tua 820 personnes. Tout y est neuf, rebâti en 14 mois ! Troisième jour – Journée souvenir à nouveau, sur les plages de Kao Lak et de Ban Nam Khem. Un mémorial rappelle les noms des victimes de toutes nationalités. Nous passons au centre d’identification où 4200 corps furent déposés. En quatre années, la nature a repris ses droits et les murs disparaissent sous la végétation, porteurs encore d’une lourde charge émotionnelle vivement ressentie par Guy et Montri, venus là en 2005. Le soir même, nous dînons avec le directeur de l’hôpital : douze convives, douze plats, et quelles saveurs ! Ce sera un dîner d’adieu, même si ce ne sera pas exprimé ainsi : le tsunami, c’était hier, on n’en parle plus, on avance avec de nouveaux amis. Le dernier jour à Phuket est plus détendu, encore que…massages énergiques, température dépassant 35 degrés, hygrométrie à 95 % - nous accusons la fatigue et pourtant, à 17 heures nous reprenons le bus de nuit pour arriver à Bangkok à 6 heures du matin après avoir parcouru 1000 km. Tom nous attend à la gare routière . {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" Ce samedi 8 novembre, nous repartons, cette fois, vers la Thaïlande profonde, rurale, plus authentique et plus pauvre, celle des rizières, des coutumes ancestrales, des visages éclairés de sourires désintéressés. Premier arrêt au bout de 70 km, à Ayuttaya, ancienne capitale du royaume du Siam, détruite par les Birmans . Il est 9 heures ; nous parcourons les ruines qui présentent maintenant un intérêt à cause du tourisme, les Thaïs, eux ne se tournant jamais vers le passé. Les petits vendeurs de cartes postales se précipitent. Nous repartons pour Makhamtao, village natal de Montri, au cœur des rizières. Cette année, la mousson a donné quatre mètres d’eau en quatre mois. Pas d’épis blonds à couper : les récoltes prêtes à moissonner sont sous l’eau depuis six semaines, perdues à 85% . Dans le village où nous passerons quatre nuits, la plupart des maisons sont, fort heureusement, sur pilotis mais nous découvrirons l’étendue des dégâts en visitant des familles parrainées, aux logis si pauvres - elles ont encore les pieds dans l’eau. La nuit tombe d’un seul coup or en ce premier soir, nous voulons rendre, de jour, une visite au vieux tamarin huit fois centenaire; il faut donc se hâter. Tout près de lui, un autre soir Marie-Jo et Michel disputeront une partie de pétanque avec des habitants du village ; incroyable : ils sont aussi bons à tirer qu’à pointer, et la France perd la partie. Après une courte nuit, le dimanche 9 est consacré à la visite de quelques familles dont le revenu dépend uniquement du travail journalier qu’elles peuvent trouver. En dépit des photos, des films souvent vus, des descriptions souvent entendues, le choc de la misère est là et nous devenons des témoins : maisons délabrées, chaleur étouffante et depuis trois semaines plus le moindre travail, donc plus aucun salaire. Au village voisin de Ban Sataey, nous passons devant la maison sur pilotis de la petite Choradee, parrainée par Maryline, notre secrétaire du Mans. Depuis janvier, Guy et Montri cherchent un parrain pour sa grande sœur de 17 ans, Chanitda qui, faute de moyens, ne peut poursuivre ses études – les familles demandant à parrainer des enfants petits afin de les suivre tout au long de leurs études. Echange de regards, deux mots et c’est fait : Françoise et Marie-Jo seront ses parrains. L’avenir de Choratdee s’éclaire : elle finira ses études. Sourires de bonheur partagé. Lundi 10 – Nous nous rendons à Ban Sataey, village voisin, où nous sommes invités, à l’improviste, par les élus réunis à la maison communautaire autour d’un représentant de l’état afin de faire un bilan des pertes occasionnées par l’inondation . Montri en profite pour leur parler de notre association et leur dire que s’ils agissent de leur côté, ils nous donnent d’autant plus de raisons de les aider. « Aide-toi , le ciel t’aidera » Nous nous retrouvons avec une partie d’entre eux, à l’école, où nous leur offrons, ainsi qu’aux professeurs, le repas de midi. Puis la présidente de l’association remet à la responsable la somme de 110 350 baht, aide exceptionnelle qui assurera six mois de cantine gratuite à tous les écoliers, soit 10 500 repas. ( Un ouvrier agricole gagne, dans le meilleur des cas, 5000 baht par mois). Avant notre départ, la famille Saul, de Laval, a envoyé 35 € destinés à l’achat, sur place, d’un vélo ; il lui est remis ce même jour. C’est une excellente idée qui peut inspirer d’autres parrains. Pas d’au-revoir : c’est l’adieu façon thaïe – tout est dit ; chacun s’éclipse sans bruit . L’après-midi, nous sommes attendus dans le salon de réception de l’hôpital de Ban Mi : ici, frous-frous , dorures, là, salles communes vétustes mais très propres, matériel médical sans âge. Grosse déception : le matériel réformé donné par l’hôpital du Mans n’est toujours pas arrivé, bloqué dans le port de Bangkok. Montri essaiera d’éclaircir la situation avec les services concernés dès notre retour dans la capitale. Nous terminons cette journée, à 25 km de là, par la visite d’un temple tout en teck, jouxtant un magnifique musée, merveille perdue dans les rizières, hors de tout circuit touristique. Le soir, dîner chez Nim, nièce de Montri ; elle tient l’unique restaurant du village : deux tables. Cuisine excellente dont la saveur est amoindrie par la présence des moustiques qui pullulent, et, même en tenue de cosmonautes en dépit des 31 degrés, nous subissons leurs attaques croisées ! Dernier jour aux environs du village. Nous nous rendons au temple Wat Phrabath Nampoo , où le bonze Chao Khun Phra Udom Prachatorn a ouvert, en 1992, un premier lieu d’accueil pour les malades du sida. Le site couvre 31.8 ha. Vision difficile que celle de ces corps décharnés dont l’espérance de vie n’excède pas trois mois. Thérapies inexistantes, à ce stade, mais que d’amour, de prévenance pour que ces jeunes meurent dans leur dignité d’être humain. Sous un auvent, un grand bouddha assis veille sur des petits sacs en toile blanche contenant les cendres non réclamées des corps incinérés. Il y en aurait déjà plus de 1200. Nous passons en silence. Mercredi 12. Au revoir à la famille, à Makhamtao et retour à Bangkok. Il nous reste 72 heures pour découvrir les klongs - canaux qui ont valu à ce quartier de la ville le surnom de « Venise de l’Asie » - le marché flottant, le palais royal , le métro aérien, le « Rose Garden » avec son pittoresque spectacle et enfin le parc Mueng Borran qui permet de voir en modèle réduit tous les temples et palais de l’ancien royaume du Siam. Vendredi 14 novembre –Départ pour l’aéroport – Guy et Montri ont le visage si triste. ! Hero, petit orphelin de douze ans parrainé depuis des années, a quitté sa grand-mère au village pour vivre chez son oncle à Lopburi, or la bourse est versée aux enfants scolarisés à Ban Sataey . L’explication tombe : sida. Hero est le premier enfant atteint et le mieux connu de Guy et Montri . Avec cette maladie, la tâche n’est pas finie mais les visages rayonnants des enfants, à l’école, ont donné un message d’espoir aux « Amis du Vieux Tamarin » petit groupe, témoin de ce qu’il reste à faire, mais aussi conscient d’appartenir à une immense chaîne d’entraide et d’amitié . Guy –Montri et Marie-Claude Les enfants du vieux tamarin.