samedi 6 avril 2019

Compte dendu du voyage : janvier - avril 2019


samedi 6 avril 2019


Compte rendu du voyage : janvier - avril 2019




 Compte rendu du voyage 2019

Le coût de la vie en Thaïlande


Le 10 janvier 1€ = 37.40 baht        -         Le 15 mars 1€ = 35.40 baht

On note une augmentation du coût de la vie en Thaïlande suite à la remise à niveau du smic local de 30 %, puis l’année suivante, de 1.7 %. Cette hausse se remarque surtout sur les denrées alimentaires. Les prix des repas à la cantine n’y a donc pas échappé. Le smic horaire est aujourd’hui d’environ 35 baht. Le prix du riz à la production s’est effondré pour cause de récoltes abondantes (3 cette  année). Comme toujours ce sont les petits riziculteurs qui en pâtissent le plus !
En outre, nous sommes  tributaires du cours du change entre  l’euro et le baht. Heureusement lors de notre dernier virement en décembre 2018, les cours étaient bons : un peu plus de 37 bath pour 1 euro. A quelques jours près, pour ce virement de 21 000 € nous aurions perdu la valeur de 1680 repas de cantine.
D’où viennent  ces problèmes ? Vivre hors de nos frontières permet de s’en rendre mieux compte. La politique de la CEE est incertaine depuis trop longtemps. Chacun des pays les plus importants de l’UE  a bien trop de dysfonctionnements aux yeux des Asiatiques : la France et ses gilets jaunes, l’Italie et ses déficits chroniques, la Grande- Bretagne et son Brexit, l’Allemagne et sa politique intergouvernementale bloquée, et enfin l’Espagne avec les indépendantistes  catalans. Le manque de confiance que la CEE inspire fait donc tourner le regard de la Thaïlande vers des pays plus fonceurs : la Russie et la Chine. Moscou fait les yeux doux à Bangkok  et, individuellement, les Russes investissent dans l’immobilier et le tourisme ; conséquence de l’embargo occidental, ils y font des achats de primeurs. La Chine se frotte les mains : elle va construire le TGV nouvelle version (nous avons déjà vu des chantiers sur près de 30 ans, chose que nous n’osions pas faire). Nous serons très attentifs pour l’année 2020 mais nous ne pouvons que prendre acte du fait que notre petite association « Les amis du Vieux Tamarin », est pleinement tributaire de tous ces enjeux.


                                     Visite à l’école

            Lundi 14 janvier - 10h30 – Arrivés en Thaïlande depuis trois jours, nous nous rendons   à l’école, à l’improviste, accompagnés de notre présidente Nicole AGASSE et de membres de l’association, dans le but d’effectuer quelques mises au point   avec le directeur qui nous accueille tout sourire. Il a pourtant reçu de notre part  plusieurs réponses négatives à diverses demandes.
1) demande d’une subvention de 7000 euros pour la cantine - (belle somme!)
            Notre point de vue : tant qu’il y a du riz dans les rizières nous n’avons pas à aider ; nous sommes là en cas de pénurie ou de problème grave. Or en 2018, la récolte a été  bonne et le travail n’a pas manqué. Il en est de même en 2019.
Connaissant le personnage et le fonctionnement du pays, le manque de moyens, imputable à une mauvaise organisation, n’est pas justifié.

2) achat d’ordinateurs – trop c’est trop
Demande pour 4 appareils et devis présenté pour 20,  d’où un nouveau refus.
            La réunion s’achève poliment, sans plus et la rencontre se poursuit par la visite des classes. Locaux tristes, propres mais peu reluisants, sols balayés mais pas lavés, peintures défraîchies.
Ayant en tête une précédente visite, nous constatons que dans la bibliothèque, les livres sont bien rangés - c’est le moins qu’on espère et nos félicitations le font sourire. En outre, des protections contre les pigeons ont été installées. Ces oiseaux sont une plaie dans tout le pays ; il y en a des milliers autour des temples et sur les toits des maisons, empêchant toute collecte de l’eau de pluie, polluée par les fientes.
  
          En fin de visite, nous jetons un œil sur la répartition des élèves et constatons une baisse sérieuse des effectifs, passés en 5 ans de 198 à 140. Nous étions alertés par une demande croissante de jeunes parrainés qui souhaitaient partir à Ban Mi à 7 km de là en raison d’une baisse flagrante de niveau. Impossible de refuser, à charge pour eux de payer pour leur transport scolaire, le montant du parrainage restant inchangé.
            En conclusion de cette visite, nous n’accorderons aucune subvention. L’actuel directeur partant à la retraite, un nouveau directeur est attendu pour le mois d’août. Croisons les doigts !!!

Le règlement c’est le règlement

Notre association à but humanitaire prête assistance aux plus démunis sans distinction de couleur, de religion ou de choix politique. Nous avons bien des exemples à ce titre ; installation de réserve d’eau potable pour une école  musulmane près de Bangkok, aide aux parrainages pour une famille de réfugiés birmans.
Nous demandons à nos bénéficiaires de respecter le règlement d’honnêteté, de discipline et de travail à l’école. Pour ces familles que nous hébergeons gracieusement, le contrat qui les lie à notre association impose  que la maison soit propre ainsi que les alentours, que les enfants fréquentent assidûment l’école et se conduisent  en bons citoyens. En voici la triste contre - illustration avec deux familles de Ban Satoïe.
      
      La famille A,   habite sa propre maison,   la famille B est logée gracieusement dans une maison appartenant à l’association. Leur point commun : les deux femmes sont sœurs. Famille A, deux enfants, une  fille et un garçon, parrainés. Famille B deux garçons  et 1 fille ; le fils l’aîné  - 23 ans - parrainé en son temps, a vu son parrainage interrompu à l’âge de 14 ans pour cause de consommation de produits illicites. Par la suite, plus de problème avec les deux familles jusqu’à mars 2018 où arrivent aux oreilles de Montri des rumeurs de chantage dans son village natal, Ban Makhamtao. La victime, un homme de 82 ans, veuf depuis trois ans, atteint d’un cancer des poumons en phase terminale est victime de racket depuis deux ans et demi environ. Nous apprenons que les familles A et B le harcèlent par téléphone, et lui envoient les garçons à mobylette, tour à tour, afin que tout paraisse naturel à l’entourage du malade. Au point de départ, Mme A  prépare des repas chez elle puis les porte à domicile. La suite, on peut l’imaginer…. ! Au bout d’un certain temps la victime n’ayant plus les moyens de  répondre aux demandes est obligée de réclamer de l’argent à la famille et à ses amis proches qui face à la répétition des demandes finissent par se poser des questions et par nous alerter.
En 2018, notre réaction immédiate a été de supprimer les bourses scolaires. Puis avant notre arrivée en Thaïlande en 2019 nous avons été avertis que le fils aîné de la famille B  avait été arrêté par la police dans la maison de ses parents pour trafic de drogue ! Une photo en témoigne où on le voit, menottes aux poignets, entre deux policiers. C’est la goutte qui a fait déborder le vase.  Avec Nicole AGASSE, notre Présidente, et le groupe, nous avons rendu visite à Mme B  pour lui signifier qu’elle avait deux mois pour quitter le logement au double motif du non respect de la réglementation et   du racket.
L’association agit de son plein droit ; cette famille avait à l’entrée signé le règlement, en acceptant toutes les clauses. Vis à vis de la population, nous ne pouvons nous montrer faibles envers des gens malhonnêtes. Le règlement c’est le règlement.

Nos étudiants




Depuis que la Thaïlande a signé les accords de la Haye sur la protection des enfants, il leur est interdit de travailler avant l’âge de 18 ans. Dans les pays occidentaux, il existe des  aides sociales ; imposer de telles lois ici met les  familles en difficulté.  Pas d’allocations familiales  et aucun projet en vue, en ce sens : les aides sont inexistantes, hormis, les jours de classe, jusqu’à la 5e, une aide à la cantine,  à la charge des communautés de communes, si elles en ont les moyens. A la suite du lycée, nous constatons  qu’un nombre de plus en plus important de nos jeunes  entre à l’université.  C’est très bien ; certains ont cette chance grâce à vous, parrains et marraines. S’ils sont issus de familles très démunies, voire orphelins, ils sont obligés de travailler pendant leurs vacances découvrant ainsi le monde du travail mais, pour certains d’entre eux, c’est encore insuffisant et, les cours finis, ils vont travailler en ville jusqu’à 22 heures avant de se replonger dans leurs cours. Cela ne peut que fragiliser leurs résultats. Nous réfléchissons à présent à une solution ; comme nous ne pouvons demander plus aux parrains, nous pourrions envisager le co-parrainage universitaire. C’est facile : les co-parrains se joignent au premier parrain et tout le monde y trouve son compte, car la durée est limitée.
 Nous avons restreint le nombre des nouveaux parrainages de jeunes enfants sauf pour des orphelins et pour des familles très démunies. Pendant des années nous avons été larges et avons pu satisfaire de très nombreuses demandes, mais vos deux serviteurs avancent en âge. Le plus dur, c’est de sillonner les rizières des cinq villages sous une chaleur  suffocante. Or, un parrainage c’est 10 années minimum. Qu’en sera-t-il alors de nous deux ? Mais ce que nous avons commencé, nous tenons à le faire bien, jusqu’au bout. Nous ne voulons pas assombrir les rêves d’avenir de ces enfants. A ce jour nous avons 90 parrainages.








Une 8ème maison



En 2018 nous avions envisagé de refaire le sol d’une maison. Elle appartient à une famille de Makhamtao que nous connaissons depuis plus de 20 ans, les parents de Prariwat MOUNGMAI, l’un de nos plus anciens protégés. Cette maison, c’est   quelques planches, un toit en tôles ordinaires très vétustes, posé sur des piliers en bois brut, un sol en terre battue déformé par les inondations de moussons trop généreuses. La famille MOUNGMAI a élevé 3 enfants : Phariwat, l’aîné, est marié et vit à Lopburi, à 30 km où il a un travail correct ; il a été parrainé pendant 12 ans par une famille des environs de Rennes. Le second  « Jasada », est marié et père de famille lui aussi.   Phariwat partageait sa bourse avec lui, sans que nous le sachions ; à la fin des études de Phariwat, les parrains apprenant la générosité de leur filleul continuèrent le parrainage pendant 4 ans. Le troisième enfant, Suithirak, une fille est parrainée par Catherine, la présidente d’Orchidée Adoption. Lors d’une visite annuelle, nous découvrons que notre écolière a un bébé ; le papa, tout juste 20 ans, a l’air d’un gamin. Nous donnons un peu d’argent pour du lait maternel et des soins. L’année suivante, mauvaise nouvelle, le jeune papa s’est suicidé. Nous ne poserons pas de question, nous réfléchissons ; l’enfant n’étant  pas encore scolarisé, nous ne pouvons rien faire.

Cette année avec  notre Présidente, Nicole AGASSE, accompagnés de membres de l’association   et en présence de Sompop KANGKORN, fils de « Somport », le défunt frère de Montri, ancien Fondateur et Président de la bourse KANGKORN jusqu’à sa mort, nous retrouvons cette famille. Phariwat, le fils aîné a fait le déplacement, à la demande de Montri. Visite de l’intérieur : si nous touchons au sol comme prévu, aux piliers bien fatigués, qui ont dû servir plusieurs fois, tout va s’écrouler. Qui dit changer les piliers dit changer la toiture en bambou qui porte les tôles. Nous décidons rapidement de faire du neuf, simple, dans le style existant et nous tombons tous d’accord : en hommage à Somport KANGKORN, cette maison portera son nom ; les futurs propriétaires en sont très heureux. Dès le tout début, il avait soutenu, cette famille bénéficiaire de l’un des premiers parrainages du village.

Trois semaines plus tard, Kou Modt nous rejoint, cahier en main ; elle a l’habitude, c’est notre 8emaison et à chaque fois, elle s’implique à fond. Elle nous fait rapidement un croquis conforme à ce que nous désirons : ce ne sont pas les intéressés qui décident ! La superficie restera la même, il y aura des prises de courant, une cuisine avec l’eau courante, du carrelage et une salle d’eau.


Nous concluons un marché du type « Aide  toi et le ciel t’aidera ». Ils démonteront leur maison, récupéreront les tôles pour en couvrir   la maison de la grand-mère (la mère de la maman de Phariwat) Le bois qui vaut si cher aujourd’hui, aura une nouvelle vie ailleurs.

Maintenant que nous avons un projet avec des dimensions, une idée sur les matériaux, vient le moment de la recherche d’un artisan, au mieux disant. Aujourd’hui, nous sommes le 4 mars, la maison a disparu, le sol est nivelé. On pourrait commencer mais..., la coutume religieuse et les esprits locaux ne permettent pas de planter le 1er pilier avant le 15 mars, ainsi, les futurs habitants auront-ils toutes les chances de mener une vie heureuse sans être dérangés par les mauvais esprits. !
Une bien jolie histoire, mais nous, nous quittons le pays le 5 avril et nous aurions aimé en voir plus, avant notre retour en France…
Pourtant, ô surprise lors notre dernière visite : les fondations des piliers sont creusées. Le coût final ne devrait pas dépasser 500000 baht soit 13888 euros.

Rencontre avec l’artisan.


Mardi 12 mars 2019
Signature du contrat de construction de la maison de l’association, bâtie à des fins humanitaires pour la famille MOUNGMAI.
Sont présents. Chaphu KANGKORN, Wilaiwon KANGKORN, Jureerat THONGPANIT (Kou Modt), Montri  KANGKORN-HAUTEMAINS, Guy MADALENA-POUGEOLLE et l’entrepreneur.

Kou Modt a organisé, négocié et préparé les documents, au nom de l’association. Il est défini ce qui suit :
            Le chantier a commencé le 11 mars 2019,
L’entrepreneur a 60 jours pour finir les travaux.
            Le règlement se fera en quatre fois :
1er le 11 mars 2019,   60 000 baht
2e  le 12 mars 2019, 120 000 baht en notre présence
3e versement lorsque la maison sera couverte
4e versement du solde pour tout compte.

            Autres informations ; la maison sera hypothéquée pendant 15 ans. Les extérieurs devront être tenus propres.


Suite à l’opération ophtalmologique.

Depuis trois ans déjà, dès notre arrivée à Ban Satoïe, nous nous organisons pour rendre visite à notre protégée, Madame PHIMPA, la jeune maman  aveugle dont l’opération de l’œil gauche a permis d’acquérir  70 % de vision. Œil droit, vision o % ; en attente. Rapidement, malheureusement des problèmes de tolérance, de tension dans l’œil opéré sont apparus, imposant des déplacements à la capitale,(180 km à chaque visite) des soins pénibles, coûteux pour l’association - environ 900 à 1000 euros par an. L’essentiel pour nous, à présent, c’était le succès total de l’opération de l’œil droit. Lors de notre première visite, comme d’habitude, rien n’avait encore changé : nous étions avec notre premier groupe, heureux de lui faire découvrir la joie de cette jeune femme, devenue indépendante et autonome.
Un mois plus tard lors de notre deuxième visite, elle est à Bangkok, nous explique sa mère, pensionnaire du Loto National pour lequel elle vend des billets, aidée par une association d’aveugles. Elément positif, elle est proche de l’hôpital qui la suit dans son traitement toutes les semaines, ce qui lui permet d’être logée et de percevoir un pourcentage sur la vente pour se nourrir.
Lors de notre 3ème visite, la dernière, nous pensions qu’elle était toujours à Bangkok. A notre arrivée, on nous indique qu’elle est là et qu’elle a été opérée ! Pendant un instant nous nous sentons heureux, elle sort de la maison, un bandage sur un œil ! Elle marche très lentement vers nous. Montri l’observe, et découvre que c’est l’œil gauche qui a le pansement, celui qui a déjà été opéré…. ! Silence …. ! Nous avons rapidement les dernières informations : un problème de glaucome. D’où l’intervention.
Que faire ? Après réflexion, pourquoi ne pas opérer l’œil droit au plus tôt afin d’avoir les soins en même temps, si son ophtalmo est d’accord.  Nous nous entretenons longuement avec elle. Nous lui demandons de questionner son ophtalmologue en vue d’une opération rapide du second œil, toute à notre charge bien sûr. Un seul déplacement pour les deux yeux, une seule visite ; solution qu’avait proposée l’hôpital  à condition que les finances suivent ! Une dernière question de Montri : « Je vous ai vue marcher comme si vous aviez encore la vue ? - Pendant le temps où j’ai recouvré la vue, j’ai enregistré les parcours de la maison ! »

Guy et Montri

samedi 7 avril 2018

Compte rendu Janvier 2018

Compte rendu Janvier 2018
Report : January 2018

Jeudi 18 janvier, nous sommes à l'école, nous rencontrons le directeur et son assistante pour connaître les suites du conseil de discipline qui avait eu lieu en février 2017.
Pour l'instant Monsieur le directeur ne peut répondre à nos questions. Au cours de l'entretien, il nous demande une aide pour la cantine scolaire, pour l'ensemble des collégiens ; soit 20 Bahts par repas et par enfant pour l'année scolaire, ce qui représente une somme de 240.000 Baht soit 6448 Euros. Il reste encore une petite somme sur l'aide de 2017. Voyant que tout ne nous paraît pas satisfaisant sur le fonctionnement de l'école, nous prenons du recul. 
Thursday, January 18th, we are at school. We meet the headmaster and his assistant to know what happened after the disciplinary committee of February 2017. For the moment, the head-master can’t answer our questions. During the meeting, he asks for financial support for the school canteen, for all the pupils, that is to say 20 bahts per meal and per child for the whole school year, which represents an amount of 240.000 bahts or 6448 euros. There is still some money left from the previous year ( 2017). As we aren’t very satisfied with the way the school is managed, we decide to move back.

Nous lui demandons de nous faire une demande écrite afin que le bureau de France soit informé. Nous savons que cette année il y a du riz, donc du travail normalement pour tout le monde. Nous avons accordé une aide les 2 années passées parce qu'il n'y avait que très peu de riz dans les rizières à cause de la sécheresse et des inondations et que le gouvernement avait même interdit une deuxième récolte à cause du manque d'eau dans les canaux pour l’irrigation. 
Nous lui offrons le calendrier de l’association, celui -ci est très apprécié.
L'une de nos marraines lui remet 1000 Baht (27€) afin d'acheter des fournitures scolaires pour les plus démunis des écoliers.
We ask him for a written demand to inform our French committee.
We know that this year there is rice enough, consequently, work for everybody.
The last two years we financially helped because there was very little rice in the rice fields because of the drought and the floodings : the government had even forbidden a second harvest because there wasn’t  enough water in the irrigation canals. We offer him the organization calendar, which is much appreciated. One of our sponsors gives him 1000 bahts ( 27 euros) to buy school equipment for the poorest pupils.
Chaque élève vient voir Montri, l'un après l'autre. Nous procédons à la remise des courriers à vos protégés(es). Visages réjouis pour tous ceux qui ont une lettre, des photos de votre part, avec un grand sourire, puis pour ceux qui non rien : déception et tristesse....
Every child comes and sees Montri. We give each of them the mails: happy faces and lovely smiles for those who have a letter, photos from you…Sadness and disappointment for the others…
La réunion se termine, le directeur parle encore avec Montri, j'en profite pour faire visiter l'établissement au groupe de 4 personnes, venant pour la 1ère fois, 2 autres connaissent déjà. Je constate l'usure des plafonds due à l'humidité : les plaques se décollent et jaunissent, puis stupeur à l'étage, le sol de la bibliothèque est jonché de livres. Sacrilège pour moi qui ai connu une salle de lecture digne de celle d'une école en France, colorée et confortable... !
The meeting ends and the headmaster goes on talking with Montri. I take the opportunity to take, for a visit of the school, a group of 4 people coming for the 1st time and 2 people who already know the place. I take note of the bad state of the ceilings: yellowish parts are falling apart! But, more amazing! The floor of the library is scattered with books! What a shame! This place used to look like a French library: colorful and cosy.

 D'autres classes cadenassées, je pensais que c'était dû à l'heure du déjeuner. Des fientes de pigeon sur les sols alors que les écoliers marchent sans chaussures dans les couloirs, comme dans les classes … L'on aurait dit que notre établissement un avait reçu coup de baquette maléfique, lui qui avait le mérite d'être « école pilote nationale ». Je suis consterné, nous avions tant fait avec votre aide.
Other classrooms are padlocked: I think maybe it is because of lunch time!
We can see pigeon droppings on the floor even though the children walk barefoot in the corridors and classrooms. It looks as if our school has been given an evil wand blow: this school was a “national experimental example”. I am flabbergasted: we made so many things with you and your help!

En descendant, j'informe Montri qui discrètement, ira seul faire des photos pour avoir des preuves. Pendant ce temps je lis le tableau d'informations, il y a 30 élèves de moins que l'année passée ! Par la suite, le directeur me donne la parole pour dire quelques mots aux élèves. Je leur signale que savoir maintenir son l'école propre aujourd'hui c'est avoir sa maison propre à l'avenir. Le directeur applaudi, les élèves font de même.
I go back downstairs and tell Montri about all this. He will take photos later to have evidence! During this time, I take a look at the information board: there are 30 pupils less this year than the year before! After that, the headmaster lets me talk with the children. I tell them that keeping their school tidy means keeping their future house tidy! Both the headmaster and the pupils clap.

Plus tard nous apprendrons que les cours non plus, ne sont plus à la hauteur, que les parents les plus aisés ont retiré leurs enfants. Lors de notre visite auprès des familles des enfants parrainés, ceux-ci manifestent leur mécontentement et leur inquiétude pour l'avenir de leurs enfants.
Later we’ll understand that the lessons are far from being good. Children from well-off families are not coming anymore.When we visit the families of the sponsored children, parents tell us they’re annoyed and they worry about their children’s future.

Cette année, l'inscription de tous les bons élèves de 3ème pour poursuivre leurs études aux lycées, en BAC professionnel ou général à Lopburi, a été manquée du fait que la direction s'est trompée dans les dates limites de dépôt des dossiers d'inscription ! De ce fait ils doivent maintenant s’inscrire eux-mêmes pour passer les concours d'admission......
Cela n'est pas dans notre règlement mais si un enfant parrainé veut quitter cette l'école de Ban Sataie pour aller à Ban Mi à 10 km, nous continuerons le parrainage jusqu'au départ à la retraite du directeur, soit encore une année scolaire.
This year the school management didn’t give the correct deadlines for submission on application files. So the good pupils who wanted to go on studying in a technical college or a high school in Lopburi had to submit by themselves and have a competitive exam. It is not written in our rules but  if a sponsored pupil wants to quit Ban Sataie school to go to Ban Mi, ten kilometers away, we’ll sponsor him till the headmaster’s retirement, that is to say for one school year. 

Il nous semble que le directeur n'assume pas ses responsabilités pour maintenir le niveau d'études et garantir la qualité de l'enseignement dans son école. Il y a que des enseignantes stagiaires qui remplacent les anciens professeurs après leurs départs en retraite....!
We think that the headmaster doesn’t do his job properly: the levels of the studies as well as the qualities of the teachers are far from being ok: only trainee teachers are employed after other teachers’ retirement.

Par la suite nous avons appris que les enfants ont fait le ménage… Nous verrons lors de notre 2ème visite en février.....!
Later, we were told that the pupils had cleaned up! We’ll check on our 2nd visit in February.

Le vendredi 17 février, nous nous sommes rendus tous les deux au village pour les interview des enfants à leur domicile. Dans ces conditions nous pouvons travailler tranquillement sans être dérangés. Nous avons travaillé toute la journée du samedi et du dimanche car la plupart des enfants étaient en week-end. Puis dans la semaine nous leur avons rendu visite après l'école. Nous ne voulions pas déranger à l'école car nous devons y retourner avec le prochain groupe.
On Friday, February 17th, we both went to the village to interview the children in their house. That way, we can work quietly without being disturbed. We worked all day, Saturday and Sunday because most of the children were on weekends. Then, during the week, we went back to see them at school. We didn’t want to disturb the place, having to go back there with our next group.


Lorsque nous parcourons la campagne à moto, cette année, pour visiter les familles d'enfants parrainés les rizières jouent avec la palette des verts, du vert tendre au vert émeraude. Depuis quelques jours la moissonneuse batteuse fait son travail avant que les épis chargés de leurs grains ne deviennent trop lourds et mettent la tige à terre. Il y a du riz, du beau riz partout, cela faisait deux années que nos rizières étaient devenues savane. Du travail pour tout le monde, tel est le message des rizières vertes et pour notre association de pouvoir souffler un peu.
While we were riding through the country to visit families of sponsored children, we were surrounded by amazing scales of green of the rice fields: from sweet green to emerald green! For a few days, the combine harvester has been working: no time to waste! If the corns loaded with rice, grow too heavy, they bend to the ground! There is much rice, gorgeous rice everywhere! For 2 years the rice fields had looked like savannahs. Work for everyone that is the message from the green rice fields and a quieter time to come for our organization.

Le samedi 25 février, Reine Marie et son époux Richard, fidèles de notre association viennent nous rejoindre avec leur fille, son mari et leur fils de 7 ans ainsi que Benja l’ancienne camarade de Montri, en vacances dans le pays. Elle vient des États-Unis.
Saturday, 25th of February, Reine–Marie and her husband Richard, old followers of our organization, come to join us with their daughter, her husband and their seven-year-old son, as well as Benja, an old friend of Montri who’s coming  from the United States for the holidays.

Lundi 26 février, c'est avec beaucoup d'appréhension que nous nous rendons à l'école. Lors de la première, ils étaient tout comme nous, déçus des résultats tant scolaires que sur la tenue de cette école. Heureusement ils seront pour nous des témoins importants. Nous arrivons vers 10 h, la salle d'entretien est libre et prête à nous recevoir. 
Monday, February 26th, we fear to go back to school! During their 1st visit, they were just like us: disappointed by the school results as well as by the school maintenance.
Luckily, they’re going to be important witnesses for us.We arrive around ten o’clock: the meeting room is free and ready for us.

Monsieur le directeur est tout sourire, il nous attend avec deux autres professeures, il nous remet la lettre de demande de subvention pour la cantine. Nous lui signalons que nous ne sommes pas habilités à répondre de suite, qu'elle doit passer par le bureau de l’association, dès notre retour en France, vers le 10 avril, après avoir été traduite.
The headmaster welcomes us with a broad smile; he’s waiting for us with two other teachers. He gives us the letter which asks for financial support for the canteen. We told him that we are not the ones who can answer immediately. This letter must be translated and shown to the organization committee when we are back to France around the tenth of April. 

L'entretien est assez court, nous avions vu le principal lors de notre 1er rendez-vous. Cette fois-ci, grâce à notre amie Benja, Montri est un peu plus libre pour les interviews des derniers enfants parrainés que nous n'avions pas pu rencontrer lors de nos visites à domicile. Reine-Marie reste avec Montri pour ce travail. Avec Benja, je demande l'autorisation de faire visiter les classes pour le jeune couple et leur fils qui nous accompagnent cette fois-ci.
The meeting is quite short; we have already seen that man on our first visit.
This time, thanks to our friend Benja, Montri has the opportunity to interview the last sponsored children we hadn’t been able to see at the village. Reine-Marie stays with Montri .With Benja, I ask if I can visit the school with the young couple and their son who are with us that time.

Dans la bibliothèque, les livres ont repris leur place sur les étagères, tout est rangé et en ordre.... Je me retourne, le directeur est déjà dans mon dos, sans doute pour mesurer notre satisfaction. Les fientes des pigeons ont disparu, c'est propre mais le sol en carrelage n'a pas été lavé …. Idem dans la bibliothèque... Je suis obligé de lui montrer ma satisfaction mais d'une façon tout à fait neutre. Le directeur est le seul à pouvoir nous autoriser à visiter son établissement. Mais sans nos visites, pas de financement non plus.
In the library, books are back on the shelves, everything is clean and tidy…the headmaster is behind my back, probably to ask for my opinion. Pigeon’s droppings have disappeared; the floor has been swept but not washed! I have to say it is ok but not with much enthusiasm. The headmaster is the only person who can allow us to visit the school. But, no visits, no money!

Nous visitons toutes les classes sauf celle du rez-de-chaussée, des élèves passent des examens de fin d'année scolaire.
We visit all the classrooms except those on the ground floor; pupils are taking their last term exam there.

Retour au bureau, je lui demande pourquoi les 4 ordinateurs de la bibliothèque ne fonctionnent pas, ils sont trop vieux répond-il. Sans ordinateur pour cette école, c'est un gros problème pour nos jeunes, ils n'ont plus de contacts avec l’extérieur et ne peuvent faire des recherches. 
Back to the office, I ask why the four computers of the library are out of order. They are too old, I am told. Without computers in this school, the pupils can’t have any links with the outside world and they can’t do research.

Je lui demande de nous faire parvenir un devis que l'on puisse présenter au bureau en France. Sous 24 heures nous recevons à notre domicile à Makhamtao un devis pour 20 ordinateurs et non 4, cela fait réfléchir....!
Arrive le moment de la distribution des vêtements apportés par nos jeunes amis de France. Il nous remet du riz brun, récolté en octobre dans la rizière pédagogique.
I ask him for an estimate to show in our office in France. Less than 24 hours later, we receive an estimate in our place in Makhamtao  for twenty computers instead of four!
Makes us wonder…..Here comes the moment when our young French people give the clothes brought from France. He gives us brown rice, harvested in October in the school rice field.

La visite aura durée 2h, tout s'est plutôt bien passé pour moi, mais je ne sais pas ce que pense  Montri, car la pression fait ressentir des deux côtés, mais en tout cas je suis soulagé, l'école est plus propre depuis notre passage, quant à la qualité des cours et son organisation, nous ne pouvons intervenir. Encore une année scolaire, le directeur sera à la retraite....
The visit has lasted two hours, I am quite happy about it but I don’t know about Montri, who has been having pressure from both sides! But I feel relieved: the school is cleaner and as for the quality of the lessons and the teachers we can’t do anything about it! One more year and the head-master will be retired!

Nous ne manquerons pas de mettre dans notre blog le compte rendu de la réunion de bureau après notre retour.
We won’t forget to give a report of the meeting in France in our blog when we are back.

Action humanitaire

Humanitarian aid
Suratchana a 35 ans, elle élève seule ses deux filles. Il y a 10 ans son mari l'a quittée après la naissance de la petite.
Suratchana is 35 years old. She takes care, alone, of her two daughters. Ten years ago, her husband left after the birth of the youngest girl.

C'est dès sa naissance que ses problèmes de vue sont apparus. Dans sa petite enfance, elle y voyait très mal, puis en classe de CM1, elle n'y voyait plus assez pour étudier. Elle n’apercevait plus que les ombres et la lumière.
Since her childhood, she had problems with her sight. When she was a little girl, she couldn’t see properly .Then, in her 4th year at primary school; she couldn’t see enough to study. She just saw lights and shadows.

A cette époque, en Thaïlande,  il n’était pas possible de la soigner. Lorsque nous l'avons rencontrée pour la 1ère fois en 2009, pour le parrainage de sa fille aînée, elle était toujours assise et ne pouvait se diriger qu'avec l'aide d'une  tierce personne.
At that time in Thailand, she couldn’t get a treatment. When we met her for the first time in 2009, for the sponsorship of her oldest daughter, she had remained seated and she couldn’t move without the help of a third party.

En 2013, suite à la demande de parrainage pour sa seconde fille Chanitporn, son état nous a interpelés, nous savions qu'elle était dans l’impossibilité de travailler, que ces trois personnes étaient à la charge des grands-parents. C'était une famille totalement démunie.
In 2013, after a sponsorship for her second daughter was asked, her state questioned us. We knew she couldn’t work and that these three people were dependent on the grandparents. It was a completely penniless family.

Une famille très sérieuse tant sur le plan éducatif que moral. Les grands-parents ont adopté Manita, à l'époque bébé, qu'ils avaient en nourrice et à laquelle la mère biologique a « oublié » de rendre visite. Manita a aujourd'hui 20 ans.
This family was very reliable; she had an educational and moral code.The grandparents have adopted Manita, at that time a baby, they looked after her while her biological mother has “forgotten” to visit her! Manita is twenty today.

Nous avons demandé à Suratchana plus d'informations sur son problème de vue. La médecine étant inabordable pour des familles démunies que cet état est accepté comme une fatalité. Nous lui demandons avec Kou Modt, notre correspondante et professeure à l'école, de faire des examens que l'association prendra en charge.
We have asked Suratchana to give us more information on her sight problems. Medical treatment is so expensive for poor families that they accept that fact as a fatality. We ask her with the help of Kou Modt, our correspondent and teacher at the school, to undertake medical examinations that will be paid by our organization.
Suratchana commença par l'hôpital de Ban Mi, le plus proche, situé dans la sous-préfecture, à 10 km. Ce cas ne rentrait pas dans le domaine de leurs compétences. Réponses identiques  à l’hôpital de Lopburi, la préfecture et enfin de Saraburi.
Il ne restait plus qu’à consulter dans les hôpitaux de Bangkok. Les premières visites étaient pour elle toute une aventure : aveugle dans les rizières, n'ayant que le chant des oiseaux et celui des coqs pour repères.
Suratchana started with Ban Mi hospital which was the nearest, situated in the sub-prefecture, ten kilometers away. They weren’t competent enough to help her. Same thing at the hospital of Lopburi, the prefecture and finally at Saraburi. The only thing left to do was going to Bangkok hospitals.
Her visits there were quite an adventure .Blind in the rice fields; her only point of reference was birds and cocks songs.

La voici dans la capitale avec la pollution et le bruit des moteurs. 1ère  ville du monde pour son trafic tous véhicules. Accompagnée de sa mère, femme très éveillée, je vois d'ici Suratchana se faisant toute petite dans le fauteuil des « Grands Docteurs » ! On détecte bien son problème mais aucun soin n’est envisageable dans l’immédiat. Nous lui demandons de rester à l'écoute de toute nouvelle évolution.
Here she was, in the capital city with the pollution and the noise of the traffic!
First city in the world for traffic (any kind of vehicules). Her mother, a very smart woman went with her. I can imagine Suratchana, shrinking in a  chair in front of the “ big doctors”. They are able to find what her problem is but no cure is possible at the moment. We ask her to remain aware.


Trois ans plus tard l'espoir renaît.... ! Il se passe quelque chose à la capitale. La technologie médicale a évolué. Examens-voyages pour Bangkok en train, longs pénibles et l’insécurité face à la foule, risques de bousculade. C'est finalement en voiture, avec l'aide des voisins, qu'elle s'y rendra. Maintenant les visites se font chez un professeur de médecine ophtalmologique, coût 2500 B les 20 minutes, (soit 70 Euros). Le salaire mensuel à l'époque est de 200 € par mois.
Three years later, hope is back! Something is happening in the big city! Medical technology has evolved. Travels-examinations in Bangkok going there by train, painful and long and dangerous among the rushing crowd! Finally she will be driven there by neighbors. Now she goes to an eye specialist:2500 B ( 70 euros)per visit for 20 minutes .At that time, a month salary is 200 euros.

Beaucoup de déplacements, le professeur n'est pas toujours libre, le temps passe. Puis vient l’opération de l’œil gauche pour commencer. Résultat : elle voit et retrouve 70% d’acuité visuelle. Malheureusement une infection de la prothèse occasionnera pendant 18 mois des soins très coûteux, elle devra supporter les douleurs, les poussées de tensions dans les yeux. Il faut attendre… attendre… Nous réglons l’intégralité des factures.
She goes there a lot, the professor is not always available, time goes by… Then she has an operation on her left eye for a start. Result: she can see and recovers 70% of her sight. Unfortunately, she had an infection of the prosthesis and she’ll have to undergo expensive treatment during 18 months. She’ll have to bear the suffering, blood pressure in her eyes. We must wait, wait…We pay for all the bills.

Puis début mars de cette année, lorsque nous la rencontrons, avant de quitter le village, Supatchana nous informe que les dernières analyses sont bonnes, qu'elle est prête et attend un accord de la croix rouge Thaïlandaise pour la prise en charge de la seconde opération.
Then, this year, at the beginning of March, we meet her before leaving the village. Suratchana tells us her last analysis  are good, that she is ready and is waiting for the Thai Red Cross agreement to pay for her second operation.

De notre côté, nous sommes prêts et impatients qu'elle puisse vivre librement. Nous lui posons des questions sur la Croix Rouge : elle est en attente, il faut 5 ans de patience pour obtenir une aide financière et l'acceptation du dossier, pour seulement un montant de 15.000 B soit 395 euros.
We are ready and we are looking forward to  her being able to live on her own in a free way .We ask her questions about the Red Cross: she is waiting !You have to be patient and wait for 5 years to receive an agreement and a financial help of an amount of only 15.000 bahts( 395 euros).

 Cela nous demande trois minutes de réflexion : dans 5 ans, la Croix Rouge aura-t-elle encore les moyens d’intervenir, avec ce gouvernement militaire ?  5 ans d'attente pour elle, elle aura 40  ans. Notre association sera-t-elle en mesure de lui venir en aide à ce moment-là. Au diable la Croix Rouge pour notre cas... ! C'est maintenant ou jamais, elle est en bonne santé et décidée à le faire. Nous avons les moyens. Feu vert : scène touchante : j’étais assis, elle est venue me saluer à genoux pour me remercier : mains jointes selon la coutume. Aux amis du vieux tamarin, je vous dédie cet instant pathétique, j'étais le seul à le recevoir mais il se partage....
We think about that for a few seconds. In five years will the Red Cross still be able to help with that military government? Five years to wait, she will be 40 years old, then. Will our organization be able to help her in five- year time? The hell with the Red Cross in this situation! It‘s now or never! She is in good health and ready to do it. We can afford it. Let’s do it! Moving scene, I was sitting, she came to thank me and she bent on her knees, folded hands as tradition dictates. To the friends of the Old Tamarind I dedicate this pathetic moment: I was alone to receive it but I want to share it with you.

Le coût total de cette seconde opération est estimé à 2500 €, sauf complications... Nous attendons  maintenant la date du rendez-vous.
This second operation will cost approximately 2500 euros, if everything is ok…

Le dernier repas à Marolles, en octobre 2017, avec 195 convives, avait pour fil rouge « la santé de Suratchana ». Le bénéfice total de cette soirée s’est élevé à 7500 euros. Nous n'avons jamais atteint un tel montant ! Régler l’opération et les soins de suite n'aura aucune incidence sur l'aide apportée aux  enfants car une chance pour cette année, il y aura beaucoup de riz.
We are waiting for the date of the appointment. The last meal in Marolles, in October 2017, with its 195 guests had for motto    “Suratchana’s health”. The total benefit of that day is 7500 euros. We had never reached such a sum! Paying for the operation will have no consequences on the help given to the pupils because, as a piece of luck there will be loads of rice this year!

Merci à vous de la confiance que vous nous accordez. Ensemble nous sommes plus efficaces !
Thank you for having faith in us! Together we are more efficient!


Guy et Montri
Translated in English version by : Danièle MOREAU
Les Amis du Vieux Tamarin.


Message de Reine-Marie et Richard, parrains depuis 2009 :

Bonjour à tous,
Nous nous sommes rendus à deux reprises au village et nous avons rencontré les enfants dans leurs familles mais aussi à l’école.
A l’école, après la rencontre avec la direction, nous avons accompagné Montri sous le préau pour la remise des courriers aux enfants.
Chaque enfant parrainé est assis en tailleur, ils sont tous bien alignés sur le sol du préau et à chacun son tour, se présente devant Montri. Après les salutations d’usage, il attend sagement pendant que Montri cherche dans son grand classeur. Les mains derrière le dos, nous voyons les petits doigts se croiser et se décroiser, dans l’espoir… et lorsque l’enveloppe apparaît le sourire est immédiat et le « yès » est venu du fond du cœur.
Mais, lorsque Montri secoue la tête de gauche à droite ….. Alors tête basse, triste, l’enfant retourne dans le rang. Et je peux vous dire que cet enfant porte toute la misère du monde sur ses épaules, surtout lorsque le petit voisin dévore son courrier, tout sourire.
Alors qu’il serait si simple de leur apporter ce plaisir, quelques lignes sur une feuille blanche, une simple carte postale ou une photo prise en famille avec quelques mots au dos et la joie et le bonheur illumineront ces petits visages.
Nous qui avons été témoins de ce désarrois nous nous sentions mal, nous aurions tant aimé les réconforter mais hélas, ils étaient nombreux dans ce cas.

Richard et Reine-Marie Leroy