Compte rendu de la visite aux enfants du janvier au avril 2017
Nous avons visité notre école à Ban
Satoïe en janvier et nous avons eu un long entretien avec Kou Modt au sujet des
enfants non méritants.
Cette année encore, nous découvrons
deux jeune filles de 13 ans, nos protégées sont enceintes, malheureusement elles vivent dans la même
famille, ce sont deux cousines qui habitent chez leur grand-mère, nous leur rendrons visite plus tard afin
d’avoir plus d'informations.
Nous avons la liste des 18 dossiers d'enfants pour lesquels
l’arrêt de la bourse est envisagé.
Pour
mémoire, tous les enfants ont signé un contrat de bonne conduite avec l'école
en acceptant votre bourse, ils ont un droit celui de recevoir votre aide, mais
aussi un devoir celui d’étudier à l'école.
Si nous laissons faire ce n'est plus une aide scolaire que certains
recevraient, mais une aide à la paresse et à la délinquance.
De notre côté c'est un tel
investissement qui s'écroule, nous en sommes tout comme vous, déçus.... !
La conjoncture économique du pays n'est pas bonne et crée un mal être sur
l'ensemble de la population.
Nous espérons que pour les 90 jeunes
parrainés restant cela servira de leçon... !
Concernant le projet avec le Collège
Professionnel à Loudun pour le coparrainage :
Nous
avons visité notre école à Ban Satoïe en janvier et nous avons rencontré deux
étudiants dont les niveaux d'études pourraient satisfaire la demande. Ce sont
deux étudiants méritants qui sont parrainés depuis 2007, même âge. Tous les deux sont orphelins :
Le garçon :
Mlle Manita PUNDEE, 17 ans, elle
vient d'avoir son BAC général en langues étrangères (Anglais-Français) cette
année. Elle est parrainée par une famille du département 71... Sa maman
l'avait déposée chez une nourrice et quelque mois plus tard, plus de nouvelles,
la mère l'a-t-elle abandonnée de son plein gré Ou de force ? Est-elle
encore en vie ? Une fille battante, elle fait un peu de français depuis 3
ans, mais nous trouvons son niveau assez bas dans cette matière.
Nous
retournerons les voir mi-février pour plus d'informations, avec le 2ème groupe,
puis début mars, nous nous y rendrons à nouveau, tous les deux, ce qui nous permettra de travailler sur ce
dossier. Nous leur avons demandé une lettre de motivation en anglais.
Notre
1er groupe est parti le 2/02/2017 pour rejoindre la France après 3 semaines et
nous leur avons fait découvrir ce pays en parcourant 3000 km.
Cette
année notre région a eu une seule bonne récolte de riz, cela va soulager nos
finances pour l'aide que nous apportons à la cantine scolaire.
Voici que notre 3ème séjour au
village touche à sa fin. Nous flirtons avec le 40°c. Les vacances scolaires approchent,
nous appréhendions ce dernier passage car nous avions un conseil de discipline
sur les bras. Il n'est jamais agréable de faire la police... ! Nous avons
rencontré au total 124 jeunes, visité 110 maisons, étudié le projet de
construction d'une maison et la mise au point d’un coparrainage.
Nous sentons que la jeunesse change,
un guide nous avait dit, au début de notre séjour : « nos jeunes ne
travaillent plus pour manger mais pour se payer le dernier « smart phone »
ce moyen de communication arrivant comme une avalanche dans le monde des
rizières, bouleversant les mentalités, les règles du jeu. Nous le retrouvons
avec nos jeunes, nous pensions être à l'abri, à 170 km de Bangkok... !
Nous avons pris la vague un peu plus tard que dans les grandes villes. Cette
année nous avons deux jeunes de 13 ans, l'une attend un enfant dans 6 mois,
l'autre a fait une fausse couche.... Officiellement, l'IVG est interdite dans
le Royaume. La drogue, nous l'avions déjà, mais cette année la désobéissance et
l'école buissonnière.... Tout ceci a abouti à la réunion d’un conseil de
discipline.
Il ne faut pas être trop strict dans
la sanction au risque d’éloigner le jeune de l'école et qu'il tombe plus
facilement dans la délinquance. Nous avons surtout décidé des mises à l'épreuve
entre 4 mois et une année, nous attendons les résultats.
L'école est toujours aussi propre et
bien entretenue, nous nous trouvons cette année avec de nouveaux enseignants.
L'année passée, cinq professeurs sont partis à la retraite.



Les deux fillettes âgées l’une de 10
ans et la seconde de 7 ans vont aussi quitter
le village. Avec l'accord des parrains nous les protégerons encore quelques
temps, tant que nous pourrons garder le contact. La famille va vivre à 8 km côté
Myanmar dans une maison familiale, pour s'occuper de leur maman âgée et de
santé fragile. Là où ils seront il n'y aura pas de loyer à payer, c'est déjà
une bonne chose. Quant aux deux fillettes parrainées, elles auront le droit
d'aller à l'école à la frontière, du côté de la Thaïlande.
Opération du
second œil
Notre
problème :
ce sont les soins qui sont longs et chers et nous n'avions pas envisagé toutes
ces complications postopératoires.
En tous cas, si l'opération est
prise en charge par la croix rouge, l'association financera une fois de plus la
lentille qui vient des États-Unis, en espérant qu'il n'y aura plus de
complications à venir.... !
Nous
avons terminé, elles comprennent notre point de vue. Nous avons d'autres actions
à mener autour des familles et des enfants parrainés.
Construction de
la maison :
Nous avons la copie du titre de
propriété, ainsi que les photocopies des cartes d'identité des propriétaires du
terrain. Nous vérifions l'adresse. Il nous manque le livret de famille. Nous
devons rencontrer la famille et nous verrons les intéressés, terminerons la demande de construction et
définirons le budget.
Réunion
discipline
Le 9 mars 2017, à 13h
Sont
présents : Monsieur le Principal, Kou Modt, Monsieur le Vice président des
parents d'élèves, Les membres de la bourse Kangkorn et les 60 parents d’élèves.
Objet : devant
les difficultés que nous rencontrons auprès des élèves parrainés il a été
décidé d'organiser cette réunion dans la salle de réunion à l'école pour une
mise au point et une information
Principaux
problèmes rencontrés :
Manque de travail en rapport avec
leur capacité.
Absence à l'école sans motif :
école buissonnière
Comportement envers les camarades et
les professeurs
Consommation de produits illicites,
drogue et autres.
Nous
commençons par leur signaler que nous avons besoin de l'aide des parents pour
nous mener à bien notre action.

Nous œuvrons depuis 33 ans et ne travaillons
pas seulement pour les parrainages. Nous sommes engagés dans la 7ème
construction de maison et gérons l'intervention ophtalmologique, c'est un gros
budget.
Kou Modt présente le nouveau principe
de fonctionnement pour le retrait de l'argent des bousiers, Sukanya Kangkorn, nièce de Montri en
contrôlera l'enregistrement et le suivi.
La distribution des fonds se fera
exclusivement durant la période scolaire.
Montri précise aussi que nous prenons
de l’âge et de ce fait il nous faut diminuer notre activité, dorénavant nous ne
prendrons que les cas extrêmes en parrainage.
Nous
reprenons le règlement afin de rappeler à l'assistance les points
principaux :
. L'aide aux élèves peut être
suspendue, voir supprimée sur décision du conseil de la bourse Kangkorn ;
. Qu'il est impossible de
répondre favorablement à toutes les demandes d’attribution de maison, il faut
pour cela remplir des conditions définies par l'association ;
.
Et enfin que la famille qui sollicite notre action soit dans un grand dénuement et dans l’impossibilité de recevoir
l'aide de sa famille.
A présent, nous punirons les élèves
qui travaillent mal ou qui auront un comportement irrespectueux
envers l'école.
Guy
remet les pendules à l'heure. Nous connaissons les tensions entre le directeur
et Kou Modt. Il voudrait qu'il y ait
moins de bourses coupées. Guy prend la parole voyant que cela tourne en
rond : Au début les bourses étaient destinées aux élèves méritants avec
de bonnes notes pour leur permettre de suivre des études afin de devenir de bons
citoyens et d’avoir un bon travail pour rendre leur famille heureuse. C’était
notre devise depuis 1984, puis avec la catastrophe de 2008 lors des inondations nous avons accordé, cette année-
là, une bourse à plus de 40 enfants.
Nous étions dans l'urgence, nous avons trouvé facilement des parrains. Aujourd’hui, l’attribution de cette bourse est considérée comme une
allocation familiale et ce n'est pas le but de notre association.
Le
directeur nomme les enfants à problème par leurs surnoms, chose que nous
n’osions pas faire.
La
réunion a pris fin vers 15 heures.
Nous
avons rencontré le papa qui nous expliqué qu'il doit quitter notre village pour
se rendre vers la frontière du Myanmar. Son patron qui est en mauvaise santé,
n'a plus de travail à lui donner, comme c'est une famille de réfugiés, il ne
peut avoir de travail. Là où il ira, il a de la famille et aura un logement en
Myanmar. Ses deux filles traverseront la
frontière pour aller à l'école en Thaïlande dans la province de Kanchanaburi.
On
commence à voir le rapatriement des birmans au pays natal. La vie y est plus
sécurisée qu'avant. Rappelons que le papa avait quitté son pays à l'âge de 13
ans et passé 13 autres années dans les camps de réfugiés. Exceptionnellement
nous aimerions continuer un peu le parrainage avec l'aide de l'école de Ban
Satoïe. Cette famille mérite notre attention.

·
Mettre 35
camions de terre pour élever le terrain = 10 500.00
·
Achats
des matériaux et reconstruction = 450 000.00
Soit un coûte
total = 470 500.00
(13 055 euros) 1€ = 36 €) environs, les
travaux commenceront le 7/04/2017
Remarques
: la reconstruction dans le style du pays :
Guy et Montri