lundi 7 juin 2021

Compte rendu d'A.G. des Amis du Vieux Tamarin -3 juin 2021

 

Association

« LES AMIS DU VIEUX TAMARIN »

En Mairie

72260 – MAROLLES LES BRAULTS 

W 722001447

Siret : 504 507 534 00015

 

Procès-Verbal

de l’Assemblée Générale Ordinaire

Le trois juin deux mil vingt et un, à 15 heures, les membres de l’association « Les Amis du Vieux Tamarin se sont réunis en Assemblée Générale Ordinaire, salle     Mairie de Marolles les Braults.

Etaient présents :

Mme DELFORTRIE Chantal           M. HAUTEMAINS Montri              M. LEROY Richard

M. LOUAZE Michel                         Mme GESLAND Jeannine                Mme TEXERAUD Nicole

M. GREMY Marcel                           M. RANVIER Christian                   Mme RANVIER Monique

Mme CHEVRIER Marie-Claude      Mme MORTIER Pilar                       M. BODEREAU Maurice

Mme BODEREAU Chantal              Mme LEROY Reine-Marie               Mme AGASSE Nicole

M. MADALENA Guy

Absentes excusées :

Mme COSME Annie, procuration à M. MADALENA Guy,

Mme REYNIER Françoise, procuration à M. HAUTEMAINS Montri,

Mme SANTOL Maryline, procuration à Mme AGASSE Nicole.

L’ordre du jour de la réunion est le suivant :

-          Présentation des compte 2019

-          Rapport moral et financier 2020

-          Approbation des budgets

-          Projets 2021

-          Election du nouveau bureau.

RAPPORT FINANCIER 2019                 

            Au cours de l’exercice 2019 les recettes s’élèvent à 41 189 €, réparties comme suit :

                                                                                     Recettes brutes                    Bénéfices

-          Dons (parrainages et divers)                                29 823 €                     29 823 €

-          Prestation repas                                                   4 439 €                         2 411 €

-          Ventes de produits thaïs                                      6 387 €                          4 717 €                     

-          Ventes de livres                                                     540 €                             413 €

Auxquelles s’ajoutent :

-          Les intérêts du compte sur livret                                                                  53 €

-          Dons à reverser de l’exercice 2019                                                        13 520 €         

 

          Le travail effectué par les membres de l’Association pour couvrir les charges administratives a généré un bénéfice global de 7 451 €

            Les charges d’exploitation générées par l’ensemble de la gestion de l’Association se sont élevées à 566 € soit 7,51 % des bénéfices réalisés.

            Les subventions versées à l’école de BAN SATAOE se sont élevées à 37 500 €, les dons en instance d’affectation s’élèvent à 12 871 €

L’intégralité des dons, subventions, intérêts de comptes bancaires ainsi que le solde du bénéfice des actions réalisées étant entièrement versée ou en attente de versement :

Le résultat de l’exercice 2019 est inexistant.

Le détail des opérations réalisées en 2019 et projets de l’Association pour 2020 sont détaillés sur le blog de Guy et Montri.

Le bilan financier de l’année 2019 est approuvé à l’unanimité.

RAPPORT MORAL ET FINANCIER 2020

Rapport Moral

Grande sécheresse en Asie du Sud Est, ce qui a provoqué des situations dramatiques : flambée des prix de l’alimentation de base comme le riz (1heure de travail pour 1 kg de riz) De plus, avec le COVID, nombreux sont ceux qui ont perdu leur emploi et qui sont revenus au village vivre avec les parents.

Après deux années d’une gestion douteuse de la part du directeur en poste, une nouvelle directrice est arrivée à l’école. Après deux rencontres pour faire connaissance, c’est au cours de la 3ème que nous lui avons demandé ses souhaits pour l’école.

Elle nous a fait part de ses projets :  

-          Gratuité de la cantine pour l’ensemble des enfants, parrainés ou non ;

-          Prise en charge du transport scolaire ;

-          Deux journées de cohésion pour renouer les liens entre les professeurs ;

-          Financement de nouvelles housses pour les chaises VIP.

Puis, au cours de notre visite nous avons constaté le délabrement des sanitaires des garçons. Une proposition est faite pour les réparer. Elle nous informe que les professeurs ne disposent pas de toilettes et doivent utiliser celles des enfants. Nous décidons donc de financer l’ensemble de ces travaux.

Bien sûr, nous leur accordons tous ces financements, nous avions réduit nos dons durant les deux années difficiles. De nombreux enfants ayant quitté l’école à cause de ce directeur, notre but était de faire revenir les enfants. Cantine, transport scolaire gratuits sont un atout en cette période difficile.

Rapport financier :

            Au cours de l’exercice 2020 les recettes s’élèvent à 32 373 €, réparties comme suit :

                                                                                     Recettes brutes                    Bénéfices

-          Dons (parrainages et divers)                                28 605 €                     29 823 €

-          Prestation repas                                                            0 €                     2 411 €

-          Ventes de produits thaïs                                     x  3 659 €                     2 337 €                     

-          Ventes de livres                                                       109 €                             0 €

Auxquelles s’ajoutent :

-          Les intérêts du compte sur livret                                                                    35 €

-          Dons à reverser de l’exercice 2020                                                         12 871 €        

 

          Le travail effectué par les membres de l’Association pour couvrir les charges administratives a généré un bénéfice global de 2 337 €

Les charges d’exploitation générées par l’ensemble de la gestion de l’Association se sont élevées à 634 € € soit 27,13 % des bénéfices réalisés.

Les subventions versées à l’école de BAN SATAOE se sont élevées à 31 675 €, les dons en instance d’affectation s’élèvent à 11 519 €

L’intégralité des dons, subventions, intérêts de comptes bancaires ainsi que le solde du bénéfice des actions réalisées étant entièrement versée ou en attente de versement :

Le résultat de l’exercice 2020 est inexistant.

Le détail des opérations réalisées en 2020 et des projets de l’Association pour 2021 sont détaillés sur le blog de Guy et Montri.

Le bilan moral et financier de l’année 2020 est approuvé à l’unanimité.

 

RENOUVELLEMENT DU BUREAU.

Trois membres de l’association ont souhaité présenter leur démission du bureau. Il s’agit :

-          Mme Francine LEBARBIER, membre

-          Mme Irène RAGOT, trésorière démissionnaire.

-          Mme Dominique BARGY, membre.

 

La nouvelle composition du bureau de l’Association « Les Amis du Vieux Tamarin » est la suivante :

-          Présidente :           Mme Nicole AGASSE, réélue

-          Vice-présidente : Mme Marie-Claude CHEVRIER, réélue

-          Secrétaire :            Mme Françoise REYNIER, réélue

-          Secrétaire adjointe : Mme Maryline SANTOS, réélue

-          Trésorier :             M. Marcel GREMY, entrant

-          Trésorier adjoint : Mme Sylvie RENARD-BAUDEUX, réélue.

 

-          Membres entrants : Mme Nicole TEXEREAU – Mme Chantal BODEREAU

 

L’ordre du jour étant épuisé, la séance est levée à 16 h 30.

                       

                        La Présidente de séance,                                           La secrétaire de séance,

                        Mme Nicole AGASSE,                                                     Mme Reine-Marie LEROY,

mercredi 2 juin 2021

Guy et Montri pour infos - mai 2021

 

Chères Marraines, chers Parrains et chers donateurs,

Nous sommes toujours à Marolles-les-Braults nous nous sentons davantage protégés à la campagne.  Pour l'instant nul n'est à l'abri de cette pandémie.  Notre village de 2100 habitants avec un EPHAD eu ses victimes aussi : 16 résidents nous ont quitté et parmi les habitants beaucoup de malades encore à ce jour. En France nous avons le bonheur de bénéficier de la gratuité de tous les soins ainsi que des vaccins, ce n'est pas le cas partout, pour en venir au pays où vivent nos protégés, la situation est catastrophique. Au début, en avril 2020, l’état était un exemple pour sa gestion du virus. Malheureusement à présent tout est si différent !

 Des thaïlandais, peu scrupuleux, attirés par l’argent facile ont joué le rôle de passeurs pour faire rentrer de la main d’œuvre birmane.  Ces petites mains corvéables, sous-payées bien-sûr, à 5 euros la longue journée du lever au coucher du soleil, venant d’un pays où un contestataire de la junte militaire reçoit une balle dans la tête parce qu'il a osé dire la vérité. Bien viser cela coûte moins cher que de faire un blessé. Leur arrivée sur le sol Thaïlandais est comme une bombe à retardement s’ils ont le virus ils le transmettent à la population locale. C’est comme cela qu’aujourd’hui la pandémie fait ses ravages.

 Le gouvernement Thaï après avoir été plutôt généreux au début pour l’attribution des aides aux sinistrés de la Covid 19 en 2020, a maintenant ses caisses vides ! Deux solutions se présentent à lui : emprunter ou  faire marcher  la planche à billets ! Les deux bouées de toute façon couleront. Pour un emprunt : qui voudra prêter de l’argent à un pays où il y avait 37 millions de touristes en 2019, aujourd’hui quelques milliers. Les récoltes de riz sont aléatoires, le changement de climat assèche les rizières depuis une dizaine d’années, on compte aujourd’hui une bonne récole tous les trois ans.  La planche à billets, monnaie de « singe » entraînerait très vite la dépréciation de la monnaie sur le marché mondial. Heureusement la population n’a jamais été habituée à l’aide gouvernementale. Coutumes salvatrices que de se soutenir en famille, on partage, on se serre la ceinture et on se débrouille. Notre taxi local a rendu sa voiture à la banque, les jeunes arrêtent leurs études, nous en avons dans ce cas.

Du côté sanitaire, les salles omnisports sont réquisitionnées, par exemple à Chiangmai, la grande ville du Nord, 500 lits pour recevoir les malades, soins minimums, cela leur évite de mourir dans la rue comme ceux qui n’ont pas eu la chance d’être recueilli par des associations. La Chine (grand frère) a ses vaccins à proposer mais le pays est réticent quand les caisses sont vides. Le pays fait ce qu’il peu et pour faire face, les mesures de sécurité sanitaires sont bien plus réglementées qu’en France afin d’essayer d’enrayer l’épidémie.

Le retour à la normale n’est pas pour demain, nous ne pensons pas à une amélioration avant l’année prochaine.  L’association des Amis du Vieux Tamarin arrive à faire face financièrement mais pour ce qui est du suivi de vos protégés, c’est plus difficile. Le rythme scolaire est très perturbé comme chez nous. Bien que le système éducatif soit bon en Thaïlande, il reste fragile. Tout le monde n’a pas internet, c’est un luxe. La rentrée scolaire aura lieu normalement (aux dernières nouvelles). Nous pensons pouvoir mieux suivre les enfants cette année grâce à nos correspondantes sur place : par E-mail, Line ou WhatsApp. Les enfants à l’école c’est un soulagement financier pour la famille puisque la cantine et le transport scolaire pour tous les écoliers sont à la charge de l’association L.A.V.T. depuis un an. Si l’enfant ne va pas en classe cela coûte plus cher aux parents en ces moments difficiles car beaucoup d’entre eux sont sans travail depuis la pandémique du Covid-19.

La Thaïlande vit principalement avec le tourisme. Environs 37 000 000 de touristes annuels et aujourd’hui seulement quelques milliers de résidents. Depuis avril 2020 le pays a fermé ses frontières pour faire face au Covid-19 et comme ailleurs, tout est fermé et la population active n’a reçu de l’aide que pendant 3 mois de la part de l’Etat Thaïlandais. Les boutiques sont fermées et beaucoup d’entre elles sont en faillite, s’en suivent des licenciements : les employés deviennent des chômeurs sans indemnités !  Il n’y a plus de travail, beaucoup d’ouvriers sont retournés dans leurs villages en attendant des jours meilleurs, c’est mieux que d’être à la rue !  Nous ne pensons pas à une amélioration en 2022.

Grâce a des économies réalisées lors des prestations de l’association, nous ferons face financièrement aux charges de la cantine et du transport scolaire pour l’année à venir, cela nous coûte 10 000 euros par an. Ces économies réalisées depuis des années, toujours en prévision de catastrophes nous permettent d’assurer nos engagements.

Nous espérons des jours meilleurs pour le monde entier. Retiendrons-nous une leçon de sagesse et d’entraide de ce passage dans la douleur ?

Si vous désirez des infos en direct sur la Thaïlande, il y a sur internet un journal gratuit que vous pouvez consulter sur votre boîte E-mail tous les matins « Le petit journal de Bangkok » : Des informations autocensurées mais qui donnent une idée de la situation. On y trouve les rubriques économie et finances ; là se sont les chiffres qui parlent.

Merci de votre aide, merci de votre compréhension car pour l’instant nous travaillons à l’aveugle ! Nous sommes toujours à votre disposition par e-mail ou par téléphone.

A bientôt pour des meilleures nouvelles.

Guy et Montri

Le 1 mai 2021

 

Chers Parrains,

 

Depuis des années nous faisons des virements pour la cotisation de votre protège(e) en juin de chaque année, nous constatons que les virements arrivent trop tard pour la rentrée scolaire et surtout pour les enfants qui changent d'établissement  vers de plus hautes études.

 

C'est pour cela nous faisons l'appel de cotisation dès maintenant pour vous laisser un peu de temps pour nous l’envoyer le plus rapidement possible.

 

Cette année malheureusement nous ne sommes pas allés en Thaïlande dû au Covid-19, nous n’avons pas de compte rendu ni de photos de votre protégé(e) et nous en sommes désolés. Nous avons des contactes directes avec la directrice de l’école de Ban Sataey et Kou Modt, notre correspondante ainsi que les responsables de la Bourse Kangkorn sur place par Line et E-mail, cela nous a permet d’avoir des nouvelles des enfants en cas de  besoin plus facilement.

 

La Thaïlande souffre beaucoup économiquement face à la  Civid-19. Il y a beaucoup de dépôts de bilan dans tous les secteurs. Il y a beaucoup des chômeurs non indemnisé dans toutes les provinces du pays. 

 

Veuillez trouver ci- joint un RIB de l’association si vous désirez nous faire un virement  à la place d’un chèque. Pour faciliter mes recherches et dans votre virement, S.V.P d’indiquer les numéros de votre protégé(e) afin que je puisse retrouver vos cordonnées dans le dossier de parrainage pour votre attestation.

 

Veuillez trouver aussi la liste des enfants parrainés ainsi que les parrains  et leur nom ainsi que les noms (des co-parrainages plus à droite de la page d’Excel en pièce joint)

 

Nous aimerions faire le prochain virement vers la Thaïlande avant le 30 mai 2021. Merci de votre compréhension.

A très bientôt.

Guy et Montri

mardi 24 mars 2020

COMPTE-RENDU SEJOUR 2020



COMPTE-RENDU SEJOUR 2020

Nous avons été avertis qu’une sécheresse sévissait depuis le mois de novembre sur le sud-est asiatique et particulièrement dans les rizières de la plaine centrale de la Thaïlande, Makhamtao se trouvant au sud de celle-ci
La dernière mousson moins généreuse que d’habitude puis la saison sèche, dite hivernale, précoce avec des vents asséchant toute cette zone qui a pour habitude de produire une monoculture : le riz.
Chaume ou brûlis où tout prend feu comme un feu de paille et laisse dans l’air une odeur de fumée qui prend à la gorge.
Les arbres aux feuilles fanées paraissent moribonds, DESOLATION !
De mémoire, cela fait 50 ans que nous n’avons pas rencontré une telle situation. Pas de riz : pas de travail pour les femmes et les hommes à tout faire. Ces journaliers dont le salaire minimum est de 350 bahts par jour, soit à peine 10 €. Cela fait deux mois que la plupart d’entre eux ne travaille pas.
Du chômage ? rien pour les démunis, aucune organisation sociale pour ceux qui font rentrer les devises.
Normalement la Thaïlande exporte plus de 10 millions de tonnes de riz, le pays se situe dans les tous premiers exportateurs de riz – Cette année elle sera en queue de peloton.

LA CRISE ECONOMIQUE.

A notre arrivée, en janvier, 1 €uro s’échangeait contre 33,50 bahts
Une heure de travail : 40 bahts.

Depuis 4 ans, la junte militaire a régulièrement relevé le salaire minimum : la 1ère fois de 30 % puis 3 à 4 % ; petits coups de pouce qui ont fait qu’aujourd’hui le coût de la vie a fortement augmenté, les prix ont bien dépassé l’augmentation des salaires, c’est encore plus difficile qu’avant.
Le prix de la cantine qui a été très longtemps à 12 bahts est maintenant à 20 bahts par repas.
Autres exemples : 1 kg de riz : 32 bahts – 1 litre de lait : 60 bahts – 1 kg de porc tout venant : 150 bahts – 80 cl d’essence pour la mobylette : 40 bahts – une soupe populaire, qui est la nourriture de base : 40 bahts – pour nous les étrangers, si on veut mettre du beurre sur notre pain de mie c’est 600 bahts le kg (20 €) un luxe !

Une monnaie bien trop forte : les exportations baissent en raison d’un baht surévalué.
La Thaïlande n’est pas un pays pauvre, c’est un pays mal géré et corrompu. Les pays voisins étant au même régime (mais pas riches comme celui-ci) pour se prémunir d’une crise profonde, achètent des bahts, ce qui fait monter les cours.

Pour notre part cette année nous avons perdu 20 % de la valeur du change puis plus de 10 % sur l’inflation. L’artisanat que nous achetons sur place pour revendre a lui aussi fait un bond. On arrive à avoir des prix pour la quantité et comme pour eux le commerce est calme, ils lâchent un peu.


VISITE A L’ECOLE DE BAN SAPANYAO

Le 21/01/2020, ce jour, en présence du groupe de marraines et parrains venant de France, nous remettons officiellement la somme de 700 € soit 23 400 bahts = 1140 repas.
Cette école, pour un village d’environ 400 maisons, accueille 235 élèves. Les classes vont de 13 élèves jusqu’à la plus dense avec 28 élèves. BAN SAPANYAO n’a pas d’industrie, c’est un village agricole avec cultures de riz, de manioc et d’hévéa.
La direction s’organise afin que tous les élèves, de la maternelle jusqu’à la 3ème puissent déjeuner gratuitement à la cantine. L’état verse des fonds jusqu’à la 6ème incluse.
Une gestion rigoureuse nous incite à leur apporter notre aide.

Cette année, l'école de Ban Sapanyao est aussi dans une zone de grande sécheresse, elle n'obtiendra pas d'aide pour nourrir ses élèves. Par bonheur, début décembre 2019 dans notre courrier, une enveloppe contenait un chèque de 700 euros pour notre association. Un petit courrier accompagnant ce don nous laissait le choix de la distribution. Pier-Olivier de Paris ayant sa belle-famille à Marolles nous observait depuis quelques années sur nos actions humanitaires en Thaïlande. Nous prîmes contact avec lui afin de le remercier, ce qu'il ne désirait pas ! Un don exceptionnel pouvait aller à une cause exceptionnelle ! Les écoliers ne saurons jamais comment cette aide leur est venue du ciel... !

TROIS VISITES A L’ECOLE DE BAN SATOEY.

Le dernier directeur étant parti, nous sommes retournés dans l’établissement scolaire de BAN SATOEY.
Pour mémoire : celui-ci accueille les élèves de la maternelle à la 3ème. Le collège commence en classe de 5ème. Il y a actuellement 142 élèves alors que 3 ans auparavant l’effectif était de 198 enfants. Depuis deux ans nous avions cessé toute aide que ce soit pour la cantine ou pour l’achat de matériel pédagogique.

Cette fois-ci nous avons été accueillis par la directrice et Kou Modt, nous étions en janvier, avec le groupe. Notre nouvelle directrice est bien consciente du problème puisqu’elle en hérite !
Il faut motiver les élèves qui se sont inscrits dans d’autres écoles à revenir, surtout celles de BAN MI, à 7 km.
Nous présentons nos souhaits ; nous avons été école pilote nationale pendant des années et nous aimerions retrouver cette qualité d’enseignement qui faisait venir de nombreux enseignants des autres établissements pour s’inspirer du modèle BAN SATOEY.
Nous lui avons demandé quelles sont ses urgences. Tout premier point la cantine puis le transport scolaire. Nous quittons cette femme qui vient d’une école du canton où elle était directrice d’une école primaire.

Nous avons tous apprécié cette première rencontre, Kou Modt lui ayant expliqué la façon dont nous avons l’habitude de travailler.

2ème réunion.

Le groupe est reparti vers la France depuis quelques jours, nous sommes tous les deux et nous avons déjà bien réfléchi, sachant que l’ancien directeur est encore le président du conseil d’administration de l’école jusqu’en juillet nous devons faire attention à nos décisions. Mais nous devons faire tout notre possible pour recruter de nouveaux élèves.

La cantine :

L’état finance la cantine pour tous les élèves de maternelle et de primaire. Les repas des 49 élèves du collège (de la 5ème à la 3ème) sont à la charge des familles. Le prix du repas est de 20 bahts, 200 jours d’école dans l’année soit un montant de (20 bahts x 49 élèves) x 200 jours = 196 000 bahts – Voici, dans un premier temps, un budget acquis pour l’école.

Le transport :

L’école possède un seul pick up couvert, il faut faire deux navettes pour le transport des 58 enfants venant tous à BAN SATOEY – six villages au total – problème difficile à solutionner. Une idée sera avancée plus tard par l’ancien Maire de BAN SATOEY – De notre côté nous pouvons envisager un budget car nous n’avons rien versé à l’école durant les deux dernières années.

La directrice nous demande des couvre-chaises. Lors des réceptions, la coutume veut que les chaises en plastique soient recouvertes d’un tissu. J’appelle cela « un cache misère » - Coût : 500 €
Puis je demande s’il n’y a pas autre chose, la directrice ouvre grands les yeux : elle a peut-être le Père Noël en face d’elle ! Je lui dis que le but de cette réunion est de recenser les besoins, tout ne sera peut-être pas accepté, nous allons étudier toutes les demandes.
Après quelques minutes, timidement, elle nous explique que tous les enseignants ont subi les mauvais traitements du directeur, que l’équipe avait été très touchée par cette situation et que la solidarité entre eux en avait souffert. Une sortie de détente entre enseignants leur ferait le plus grand bien.


Nous acquiesçons, nous sommes conscients qu’une bonne cohésion de l’équipe pédagogique est très importante et que cela influe sur les résultats scolaires. Elle souhaiterait qu’ils se retrouvent, une journée et une nuit dans un gîte (7,50 € la nuit) à une centaine de kilomètres de l’école, pour un dépaysement complet. Je lui explique qu’à mon avis, faire cent kilomètres dormir une nuit et revenir, cela représente beaucoup de fatigue plutôt que de la détente. Je lui propose deux nuits, ainsi ils auront une journée complète sur place. Nous proposons un budget de 500 bahts pour l’hébergement et 500 bahts pour la nourriture (par personne). Le transport se faisant avec leurs véhicules personnels.
Cela représente un coût de 18 400 bahts pour l’association soit 542 €.

3ème réunion.

Entre temps nous avons rencontré Kou Modt, le programme lui convient. L’argent est à la banque, nous pouvons débloquer les fonds.
Notre directrice est très émue, nous voulons lui donner sa chance.
Un autre détail (mais très important !) les urinoirs des garçons : la maçonnerie est usée, les urinoirs descellés du mur de soutien. Même en urinant avec toute l’attention voulue, oh surprise, l’urine s’imprègne dans le mur et termine entre les pieds, sans oublier qu’il fait 40° à l’ombre… pestilentiel pour les narines ! D’autre part la directrice nous signale que les enseignantes n’ont pas de toilettes et qu’elles doivent utiliser celles des enfants.
J’ai demandé des devis.

Nous avons toujours un budget, offert par une famille du canton de Marolles (famille discrète) pour l’organisation d’un voyage scolaire au bord de la mer. Il aura lieu en décembre, car les enfants bénéficient d’un petit voyage, à une centaine de km du village, financé par la préfecture en février.

Pour le voyage de décembre : il fait 30°, les petits feront un voyage peu éloigné. Seulement les plus grands iront à la mer. Les repas seront préparés à l’école pour le pique-nique. Il est bon de constater qu’ils ne profitent pas de la situation, ils auraient pu choisir un repas sur place.

Nous étions en comité restreint mais nous n’avions pas oublié d’inviter le futur représentant des Maires du canton (il est le seul candidat), en lui précisant que plus il fera pour l’école et plus l’association s’investira.

Nous ne sommes pas les seuls bienfaiteurs pour cette école. D’anciens élèves du village, vivant aujourd’hui à Chicago, en voyage au pays natal, ont fait un don de dix ordinateurs pour un montant de 3 750 $. Cela nous soulage car nous avions envisagé de financer quelques ordinateurs. La coutume veut que si un écolier a bien réussi dans sa vie, il doit penser à remercier son école un jour ou l’autre. C’est le cas pour cette famille vivant aux USA qui n’a pas oublié à qui elle doit ce qu’elle est à présent. De même pour ce que fait Montri, aux yeux des thaïlandais est tout à fait normal.
La devise est « Tu peux le faire, tu dois le faire et tu seras en paix avec toi-même ! »

UN PAYS SOUS TENSIONS.

Cette année nous rencontrons : crise économique, pollution, sécheresse, coronavirus, quatre situations liées pour déstabiliser un pays.
La pollution : épouvantable à Bangkok et dans tout le pays, provenant des feux de forêts, des champs de canne à sucre, des brûlis des rizières et des feux de bords de routes (par des mégots ou autres…) En janvier, durant trois jours, 450 écoles ont dû fermer leurs portes. Les yeux pleurent et la gorge brûle. Les véhicules mal réglés empestent : mauvais pour le tourisme.
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Nous découvrons ici le coronavirus. Je ne parlerai pas des mesures prises dans un but sanitaire, pour lesquelles je suis incompétent, mais de la suite pour la rentrée des devises occasionnées par le tourisme. Cette année, il était prévu d’accueillir plus de 37 millions de touristes venant principalement de Chine. En février, la fermeture des frontières avec la Chine, les désistements des occidentaux font que les hôtels se vident (Phuket : seulement 50 % d’occupation, Chiang Maï : le désert, ici à Hua Hin : station familiale et de retraités, ce n’est pas la foule.

A présent, les libertés sont restreintes, les étrangers doivent signaler leur lieu de résidence à la police de l’émigration, ce que nous avons fait Montri et moi lorsque nous sommes allés au village. Ceux qui nous accueillent doivent y déclarer leurs invités. L’objectif du gouvernement militaire : « nous protéger », mais de qui ? de quoi ? Le parti d’opposition vient d’être dissout, décidément c’est une mode internationale, par contre la corruption a encore de beaux jours.



L'histoire e la 8ème maison
 Janvier 2019
Pour cette visite, nous étions accompagnés de Nicole Agasse, Présidente des Amis du Vieux Tamarin et de quelques parrains. Nous étions au village natal de Montri « Ban Makhamtao ». Nous rendions visite à la famille Moungmai, qui a eu 3 enfants. Les deux parents sont journaliers, ils ont du travail selon les saisons. L’aîné, un garçon "Prariwat" fût parrainé pendant 14 ans puis son frère cadet "Djessada" durant 3 ans, jusqu’à la fin de ses études. Une famille d’Ille et Villaine « Odile et Loïc » a assuré ces 17 années de parrainage, avec une grande générosité.
Leur soeur Suthirat, regardait toujours vers le sol, pensant qu’elle serait moins gâtée que ses deux frères. Puis un jour la Présidente d'Orchidée adoption "Catherine" nous accompagna dans nos visites. Sa famille a adopté deux enfants asiatiques. Elle décide de venir en aide à Suthirat en la parrainant... tout de suite ses résultats scolaires se sont améliorés. Les années passent. Puis lors d'une de nos visites, surprise : un bébé ! Quinze ans seulement...! Le papa 17 ans, l'air juvénile, une famille dans une grande pauvreté… et plus encore : le déshonneur.
Nous essayons de "recoller les pots cassés", nous avons constaté que la jeune maman est distante avec son bébé. Elle reprend l'école et le parrainage continue jusqu’à la fin de son BAC Professionnel. Le jeune papa doit faire son service militaire obligatoire durant 2 ans. Misère, détresse il se suicide. Voici notre jeune maman veuve mais hébergée chez ses parents.


Lors de la visite annuelle, nous constatons que le sol est en terre mais de surface non plane. Nous décidons, avec le bureau de l’association, de faire refaire ce sol. Le neveu de Montri "Sompop", est présent. Il m'interpelle : « que veux-tu faire dans cette maison à taupinières quand la toiture en bambou est prête à s'effondrer ? ».
Il est vrai que je n'avais toujours regardé que le sol. Je n'avais jamais levé les yeux faisant toujours attention où je mettais les pieds ! A l’unanimité nous avons décidé de reconstruire la maison. L'association a des finances d'avance grâce aux bénéfices des prestations (repas et vente d’artisanat). Les négociations avec les artisans nous amènent à un coût total de 12 000 euros. La construction de la maison, équipée d’un robinet pour la cuisine et quatre prises électriques, demande deux mois de travail. Aucun luxe mais une maison digne d’apporter la sécurité à cette famille. Elle héberge au minimum cinq personnes.

C'est une famille dont Somport, le défunt frère aîné de Montri s'occupait avec attention. Aujourd'hui avec la couleur choisie par leurs soins, la maison est pimpante et les voici tranquilles pour de longues années.


Comme garantie, cette maison est hypothéquée pour quinze ans. En l'honneur de Somport Kangkorn, ancien président de la bourse Kangkorn cette maison porte son nom.

Janvier 2020 : nous retrouvons une famille heureuse. La maison est propre et rangée. La Grand-mère est souriante, ce que nous n’avions jamais vu !

P.S : La bourse Kangkorn en Thaïlande n'est que la continuité des Amis du Vieux Tamarin en France.

Guy et Montri