lundi 13 avril 2015

COMPTE RENDU EN 2015

      LAVT   -   Guy   -    Compte-rendu 2015

Premier groupe -
 

Arrivés le 15 janvier avec le groupe de Marolles, nous avons prévu de commencer par un séjour de 48 heures à Hua Hin .Une mauvaise nouvelle nous attend, Montri et moi : Chalard, femme de Somport le frère aîné de Montri, maman de Sompop (auteur de Jook) est au plus mal. Nous modifions aussitôt notre planning : départ pour Makhamtao, via Bangkok pour une découverte de la ville, mais, en route, nous apprenons le décès. Nous écourtons alors la visite de la capitale afin d' être présents auprès de la famille, puis lors de la crémation. Nous arrivons pour le  « Sawasdee – des jours tristes » et nous nous rendons au temple où la dépouille repose dans un cercueil entouré de fleurs et de lumières. Nous dînons sur place, là où la famille et les amis ont préparé la nourriture dans un esprit festif. Le lendemain, vers 16 heures, plus de six cents personnes assistent à la crémation. En effet, Somport ayant occupé des postes à responsabilités, cela explique la présence du député, des responsables des villages et de l'école. Les élèves exécutent des danses thaïes en son honneur. Il est aussi le président de la bourse Kangkorn ; je reconnais dans l'assistance des parents d'enfants parrainés. J'en suis très heureux : il a tant fait pour eux !


Lors de la crémation, le corps est introduit dans le foyer du petit crématorium du village après l'accomplissement d'un dernier rituel : un homme tenant une noix de coco dans la main gauche, l'ouvre d'un coup de machette ; un liquide très pur en jaillit et éclabousse le visage de Chalard. L'esprit peut alors quitter le corps après une ultime bénédiction. Je suis très ému ; voici trente ans, elle me faisait découvrir le monde des rizières, comment creuser la terre sèche pour trouver des escargots ; elle soignait mes piqûres de moustiques avec une pommade dont elle les massait de son index déformé par le travail des champs.

Puis la vie reprend avec notre groupe car nous avons une tâche à accomplir : d'abord la visite de l'école puis celle des enfants parrainés. Dès notre arrivée, nous assistons à une réunion avec les autorités, le nouveau directeur, les enseignants, les responsables de la bourse Kangkorn, les parents des enfants parrainés ainsi que des villageois. Ambiance lourde : le nouveau directeur voudrait imposer un autre règlement relatif à la remise des fonds aux enfants parrainés. De plus, il souhaite changer l'équipe et les correspondants avec la France. Pourtant la majorité de l'assemblée apprécie le fonctionnement, ajusté année après année en fonction des succès ou des échecs. Chacun a droit à la parole. Vient notre tour ; en tant que pourvoyeurs de fonds, nous sommes les plus concernés. Je prends la parole pour préciser que ces fonds venant de dons en France, nous devons rendre des comptes à l'état français puisqu'ils sont déductibles des impôts ; nous en sommes responsables jusqu'à leur distribution finale. Faute de respect de la loi, nous serions à l'amende, ce qui, à terme signerait la fin de toute aide. Silence dans l'assemblée.
Puis Montri explique que nous œuvrons depuis trente ans sans problème, avec des fonds de plus en plus importants – nous avons aussi construit cinq maisons et acheté la rizière pédagogique ; nous ne tenons donc pas à changer l'équipe, partenaire depuis le début. Notre confiance en elle est totale ; la désavouer signerait la fin de la bourse et de notre action. Nous sommes satisfaits que le groupe soit témoin de cette réunion. Récolter les fonds n'est pas si facile mais les redistribuer demande encore plus d'efforts, doublés d'une transparence absolue.
La réunion s'achève avec la remise de cet argent aux représentants de l'école (dernier virement de la fin décembre) sous les yeux du groupe, des représentants de la bourse Kangkorn et des enseignants, soit :

            -     14 500 Bht en complément de parrainage
-        348 230 Bht pour l'école (bourse Kangkorn), somme incluant le remboursement pour la construction de la 5e maison sociale.




Enfin, nous visitons l'établissement et la rizière pédagogique.


Cette année, Annie Cosme, présidente de la caisse locale du crédit Agricole de Marolles, fait partie du groupe. Grâce à son aide, nous avions obtenu la majeure partie du financement pour l'achat du terrain de la rizière. Celle-ci est, malheureusement, entièrement asséchée, à l'image du village et de toute la province. En effet, la Thaïlande souffre cette année d'un déficit crucial d'eau rendant impossible la culture du riz, l'eau étant réservée à la consommation humaine. Les canaux d'irrigation sont presque à sec – ils le seront tout à fait six semaines plus tard. Fortes chaleurs et grand vent ont transformé ces terres si verdoyantes en un immense paillasson. Le responsable de l'agriculture fait cadeau à chacun de nous d'un kilo de riz noir sous vide, récolté par nos écoliers – une variété peu répandue en Thaïlande, équivalant à du riz complet. Rapporté en France il témoignera de la chaîne de solidarité initiée voici trois ans par le Crédit Agricole Anjou Maine.

 
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Nous parcourons ensuite les rues du village à la rencontre des enfants parrainés - échanges très émouvants dont Montri se fait le passeur, mais effusions limitées, puisqu' ici, on ne se touche pas ! Nous découvrons les maisons construites grâce à l'association ainsi que la dernière en date, don d'Inner Wheel et du Rotary Club. Après quatre jours au village – il n'en faut pas plus afin d'éviter des adieux souvent douloureux - nous quittons Makhamtao de bon matin, conduits par Tom, notre fidèle chauffeur. Montri reste en contact permanent avec l'école où le ton se durcit : des parents d'élèves et la quasi totalité des enseignants veulent le départ du directeur. Nous tenons à rester neutres : nous avons besoin des uns et des autres.

Les trois semaines passent vite ; la température est encore agréable, n'excédant pas 30°. Nous pouvons pleinement profiter des visites et découvrir les saveurs du pays, en attendant l'arrivée du second groupe.


Deuxième groupe

Des habitués pour quatre d'entre eux, venus de la Sarthe, du Var et du Calvados. Au village la tension n'a pas baissé. Nous visitons rapidement l'école, nous faisant tout petits. Le directeur nous invite à venir écouter l'ensemble musical – là au moins, pas besoin de parler ! Puis nous commençons nos visites à domicile. Deux des familles ont la joie de revoir leurs filleuls – pour la troisième, c'est une première. Que d'émotion !

Depuis notre dernier passage, la campagne s'est encore desséchée ; de marron, la voici jaune paille. Il fait plus de 30°. Pour se préserver de la chaleur, les arbres sacrifient leurs feuilles ; la terre se crevasse et les canaux, inutiles, ont perdu toute trace de vie.

Au fur et à mesure de nos visites, le groupe, très sensible au dénuement des familles, constate la nécessité de distribuer du riz ! Nous commençons par un grand-père, au corps tout déformé par la scoliose. Il élève seul son petit fils, abandonné par ses parents. La scène se répète tout l'après-midi, les visiteurs achetant personnellement le riz distribué à ces familles. La sécheresse cause les mêmes détresses que les inondations : pas de culture possible, pas de récolte, pas de travail pour les journaliers agricoles, et c'est l'engrenage de la misère. Fin du séjour à Makhamtao - nous avons pris du retard et à l'école, tous les projets sont bloqués !
Richard prend des photos ; son épouse Marie-Reine et lui, membres actifs de l'association ont eu l'idée d'organiser une exposition sur la Thaïlande, à Malicorne, leur village, en août prochain. Le projet est déjà sur les rails et la population locale, par eux, nous connaît bien.
Suivent quinze jours de tourisme, avant le retour qui coïncide avec l'arrivée du dernier groupe.
 

Troisième groupe

 Cette fois, il s'agit de notre famille de France, accompagnée d'un couple d'amis, tous parrains – deux autres personnes resteront une semaine à Bangkok pour visiter leur filleule – Depuis six semaines, nous sommes sur les routes !

 
Retour à l'école. Ouf : le directeur a été remercié deux jours auparavant. Nous mettons au point un voyage pédagogique, offert à 180 élèves, à partir de la 6e, par une famille attachée à notre cause : un jour au bord de la mer, visite d'un aquarium. Une cinquantaine d'enfants, plus jeunes iront visiter le zoo de Lopburi, à 30 km, ou un barrage - réservoir du côté de Saraburi, à 80 km. Assurances, entrées, repas, tout est à bien prévoir dans le budget.
 
Cette fois-ci, visite facile des familles et du village : ce groupe n'est pas à son premier séjour et tous sont rôdés, hormis une belle-soeur qui, bien vite, suit le mouvement.
Désolation dans les campagnes, chaleur de plus en plus intense – les pluies de mousson ne sont attendues que fin mai, dans trois mois... Nous continuons donc à distribuer du riz ; nous privilégions les familles ayant des enfants parrainés : ce sont les plus vulnérables.
 

Mercredi 18 mars - le dernier groupe nous a quittés et nous prenons six jour de repos avant de retourner à Makhamtao. Nous avons pris un sérieux retard et il faut le rattraper. Pour aller plus vite, Montri a emprunté la petite moto de son frère dont nous n'avons pas la moindre expérience. En dépit des démonstrations, nous n'arrivons pas à piloter correctement ! Tant pis ; à nous les chemins puisque les enfants sont en grandes vacances ! Nous trouvons parfois porte close ; il faudra revenir. Essayez de rouler avec un casque quand il fait plus de 40° à l'ombre ! Impossible à supporter ! Le premier jour, nous rencontrons 24 enfants, parmi les plus éloignés ; le deuxième jour nous visitons 27 familles (il y en a 105 en tout). Nous rentrons de nuit et certains parrains recevront des photos prises au flash ; qu'ils nous en excusent. Heureusement sur la moto, le vent nous rafraîchit un peu.


Vendredi 20 – re-visite à l'école où nous arrivons vers 10 heures, un peu tard peut-être - elle n'est ouverte que le matin afin que les élèves viennent récupérer leurs notes. Il nous reste une dizaine d'enfants à trouver, et au final il n'en manquera que trois. Kou Modt nous enverra les photos manquantes destinées aux parrains, par mail, dès la rentrée. Avec elle, nous parlons du dénuement de plusieurs familles en cette année de sécheresse et nous nous accordons sur le principe d'une aide à la cantine, aide qui ira directement à l'enfant sans passer par la famille, conformément au règlement de l'association.


L'augmentation locale du coût de la vie a fait passer le prix du repas de cantine de 13 à 20 Bht en trois ans. Ajoutons à cela la baisse du cours de l'euro et nous arrivons à une diminution de 20% de l'aide apportée - en quatre ans l'équivalent d'un euro est passé de 44 à 34 Baht.

                        Votre aide sera encore plus précieuse cette année.


                                                           Guy et Montri


vendredi 10 octobre 2014

Montri, Fils d'un paysan thaï (2ème Edition)



 Montri, Fils d'un paysan thaï (2ème  Edition)

Bonjour, chère lectrice, cher lecteur,


         A l'occasion du 30e anniversaire de nos actions "d'aide à l'enfance auprès des élèves du monde des rizières", nous rééditons le présent ouvrage dont le stock est épuisé, à la demande pressante des internautes découvrant le blog des "Amis du Vieux Tamarin".

         Cette deuxième édition de "Montri, fils d'un paysan thaï " n'a pas été retouchée pour garder son authenticité; nous avons seulement ajouté à grands traits ce qui s'est accompli et ce qui s'est vécu depuis que la dernière page de Montri a été tournée.

De tout cœur.

Guy et Montri 








Et la vie a continué     


"Montri, fils d’un paysan thaï" paru en 2003, témoigne entre autres de notre aide scolaire jusqu’à la terminale donnée depuis 1984 aux enfants les plus démunis et les plus méritants du village natal de Montri. Notre ouvrage nous mit alors en relation avec l’association « Orchidée Adoption », dont l’ardeur à nous soutenir ne s’est jamais démentie, et que maintenant nous avons plaisir à soutenir en retour à notre façon. Il suscita des gestes de partage bien au-delà de notre attente. Devant l’abondance des dons reçus, libellés à notre ordre, fut créée le 1er juillet 2004 l’association à but humanitaire « Les Amis du Vieux Tamarin ».Ce nom fait référence à l’arbre tant de fois séculaire à qui doit son nom le village qui vit naître et grandir Montri  : Ban Makhamtao, textuellement Village [du] Tamarin Vieux. Nous reversâmes alors la somme totale des dons venus de tous les côtés de l’Hexagone sur le compte-chèques ouvert en un temps record au Crédit Agricole au nom de la l’association nouvellement née. (Merci à notre amie du secteur bancaire pour sa célérité.)

L’année 2004 se termina tragiquement. Nous avons tous encore en mémoire l’image du gigantesque tsunami qui ravagea tout sur son passage, et causa 300 000 victimes. La Thaïlande ne fut pas épargnée, et nos amis et lecteurs nous adressèrent des mots de réconfort accompagnés d’un chèque pour aider les victimes. Les dons (39 000 €) furent versés intégralement à l’hôpital Patong, de Phuket. En 2006-2007, le Crédit Agricole de l’Anjou et du Maine nous aida à le doter de matériel pour un bloc opératoire. En 2008, l’hôpital rural de Ban Mi se vit offrir du matériel médical par le centre hospitalier du Mans. En 2009 furent mis en place à l’école Ban Hua-Mond trois réservoirs d’eau potable d’une contenance de 5000 litres chacun. En 2010, l’Association prit en charge les frais post-opératoires de la mère d’une de nos filleules. Les années 2011 et 2012 virent des inondations anéantir les récoltes de riz. L’Association fournit 26 000 repas à la cantine scolaire.      Notre tout premier partenaire, le Crédit Agricole local, qui n’a jamais failli, a fait des émules : Inner Wheel, le Lion’s Club et le Rotary Club de notre région. Une rizière pédagogique et la construction de cinq maisons pour y loger des familles très démunies sont les dernières actions que l’Association a menées.

À ce jour cent cinq enfants et étudiants sont parrainés. L’école de Ban Sateay que nous aidons est située à 180 km au nord de Bangkok dans la plaine rizicole. École pilote régionale pendant quatre ans, la voici depuis deux ans devenue pour notre plus grande joie école pilote nationale.

Belle histoire, aventure exaltante que cette action d’une équipe de bénévoles en France en lien avec des enseignants en Thaïlande dont le dévouement pour leurs élèves est exemplaire !

L’édition de "Montri, fils d’un paysan thaï" est épuisée. Nous avons décidé la réimpression de cet ouvrage pour la satisfaction de tant de personnes qui nous en réclament un exemplaire.

Guy et Montri:

Cet ouvrage est disponible  : auprès des l'associations " d'Orchidée Adoption" et "des Amis du Vieux Tamarin" ou
   A commander uniquement par mail : E-mail : montri.hautemains@orange.fr 
et : guymadalena@orange.fr 
Prix : 18€50 Frais de port inclue. 

DES MÊMES COAUTEURS

1 - JOOK :par Imprimerie Auffret, 15 mai 2015

Cet ouvrage est disponible  : auprès des l'associations " d'Orchidée Adoption" et "des Amis du Vieux Tamarin ou   A commander uniquement par mail : E-mail : montri.hautemains@orange.fr 
ou: guy.madalena@orange.fr
Prix : 14€80 Frais de port inclue.


2 - L'Enfant du Vieux Tamarin :



·                     Éditions du Panthéon, septembre 2013. A commander directement sur les sites commerciaux.

samedi 19 avril 2014

Compte-rendu du séjour à Makhamtao en 2014




Compte-rendu du séjour en Thaïlande
du 17 janvier au 16 avril 2014 -
         A notre arrivée à l'aéroport Suvarnabhumi, le manque de chaleur nous surprend. Cette année, nous avons voyagé seuls, la première personne n'étant attendue à Makhamtao que cinq jours plus tard. Direction Hua-Hin où nous résidons entre nos voyages avec les groupes et nos visites de plusieurs jours à Makhamtao. En pleine nuit, la fraîcheur nous réveille. Il faut mettre une couverture : dehors il ne fait que 16 degrés et la maison n'est pas conçue pour cette température.
         En octobre et en novembre notre région a subi tempêtes et inondations suite au passage d'un typhon qui a fait 84 victimes. Le sol sablonneux gorgé d'eau, devenant instable, cela a provoqué la formation de fissures dans les murs des maisons ici ou là et, chez nous en particulier, la rupture des arrivées d'eau de la ville. Par chance, nous étions seuls et le plombier de notre rue a pu refaire à neuf et apparentes, toutes les canalisations, solution certes moins esthétique, mais beaucoup plus pratique.
         Jeudi 23 janvier – L'esprit tranquille, nous partons pour Makhamtao par le minibus Hua-Hin / Bangkok. 2h45 plus tard, il nous dépose un peu avant la gare routière car la capitale vit au rythme des manifestations politiques depuis deux mois et nous entendons les haut-parleurs asséner slogans et musiques. Montri a téléphoné à son frère Surapol qui quitte la manifestation à laquelle il participe pour nous venir en aide. Nous devons en effet prendre un autre bus pour le village mais avant, il nous faut passer à la « Bangkok Bank » en banlieue pour fermer le compte et retirer le solde soit 527 000B, correspondant au bénéfice réalisé sur les ventes, aux compléments de parrainages, ainsi que sur les prestations 2013. (Les autorités françaises doivent toujours être en mesure de trouver trace des transactions de toute association à but humanitaire et d'effectuer un contrôle fiscal). La fermeture du compte, qui ne pose pas de problème, devient une nécessité car cette banque est à 170 km de l'école et, en Thaïlande , pour toute transaction il faut encore se rendre sur place. Les liasses de billets emplissent mon sac à dos !
         Vendredi 24 janvier- . Nous accueillons madame Catherine Perot, présidente d'Orchidée Adoption, qui visite quelques orphelinats ; elle profite du week-end pour voir ses trois filleuls du village.

   Nous lui demandons d'être le témoin de notre ouverture du nouveau compte à la « Kasikorn Bank », de Ban Mi, particulièrement orientée vers le monde agricole, telle notre banque française. Au vu du livret attestant de la fermeture du compte, la veille à Bangkok, l'ouverture du nouveau compte ne pose aucun problème mais toute démarche bancaire de la part d étrangers est strictement contrôlée afin d'éviter le blanchiment d'argent. Nous ouvrons ce compte au nom de « Madalena-Pougeolle » et je donne procuration aux deux frères de Montri : Somport et Champhu Kangkorn, 78 et 76 ans, l'un suppléant l'autre en cas de soucis de santé. Je mets personnellement 7500B, augmentés des fonds de France, pour un total de 15000B, le tout représentant le montant de base requis pour l'ouverture d'un compte. Les virements de mai 2014 arriveront directement de France sur ce compte , simplifiant grandement les démarches.
         14 heures – Rendez-vous à l'école où nous avons hâte de remettre le contenu du sac à dos ! Nous y attendent monsieur Somport Kangkorn, président de la bourse Kangkorn, monsieur Champhu Kangkorn, membre du comité de surveillance, le directeur de l'établissement , Kou Modt, notre précieuse auxiliaire sociale qui prend note de tout, et madame Catherine Perot à qui revient l'honneur de remettre la somme de 548 485 B – décomposée comme suit : 282 130B pour la bourse, 161 980B et divers. Dès le lendemain, chaque enfant ayant reçu un complément de fonds verra son compte personnel crédité.
Suit un échange d'informations au sujet des enfants.
·         Deux filleules sont devenues mamans. L'une, Suthirak Moungmai, 18 ans, filleule de Catherine Pérot, s'est mariée avec le père de l'enfant, encore étudiant. Madame Pérot propose à la jeune femme le pacte suivant : reprise des études pour un an dès la rentrée scolaire afin d'obtenir son Bac Pro ; à elle ensuite de trouver du travail et d'aider sa propre famille. L' autre, Somruthai Malard,16 ans , ne pourra reprendre l'école faute de notes suffisantes et le parrainage s'arrêtera, cette aide étant exclusivement réservée à la scolarité. Un autre jeune en bénéficiera. Histoire classique d'une jeune fille issue d'un milieu très pauvre , rencontre à Lopburi d'un jeune militaire de 22 ans, d'origine khmère – réconfort, amour pour elle ?? plaisir pour lui ?? et un enfant qui naît dans une famille dont elle ne parle pas la langue. Etrangère dans son propre pays, elle est revenue chez sa grand-mère au bout de deux mois , riche des 700B (18 €) donnée par le père qui, depuis lors injoignable, a cessé de donner signe de vie.



·         Nous évoquons la climatisation installée l'an passé dans une salle, pour un montant de 131 000B, et financée sur trois ans par les intérêts de la bourse Kangkorn. Cette vaste salle qui peut accueillir toute l'école , sert temporairement lors des inondations et en périodes caniculaires (40 degrés et plus) et toute l'année pour les réunions, les répétitions, la danse, la vidéo...Ce confort améliore alors grandement les résultats scolaires, succès dont nous fait part Kou Modt. Les élèves sont représentés dans tous les concours de l'Education Nationale et en toutes disciplines. Ils sont particulièrement performants en langue thaïe et en anglais. L'une de nos élèves, parrainée, présentée au concours national d'orthographe, et d' anglais, à Cha Am (à 450 km de l'école), est sortie 4e sur 85.
·         La bibliothèque, quatre fois inondée -avec, en 2010, la perte du fonds documentaire et des livres- est à présent installée à l'étage.
·         Nous terminons par la visite de la rizière pédagogique, divisée en parcelles numérotées selon les variétés de riz semées ou repiquées. Les inondations de novembre et décembre ont été fatales aux semis mais la future récolte se présente bien.
         A 15h30, nous quittons l'école et commençons les premières visites de nos 60 enfants, dans leurs familles - 160 km à vélo, comme d'habitude, par des chemins non carrossables. Il ne fait pas trop chaud, mais nous redoutons les chiens, peu accoutumés à la visite d'étrangers. Notre tandem ne manque pas d'originalité ; Montri monte un vieux vélo au guidon haut et droit, quant à moi, je m'accommode du vélo de ma nièce qui l'a gagné à une tombola. Il est neuf, rouge et adapté à la taille de sa propriétaire ...âgée de 9 ans ! Il réussit même à crever trois fois et à perdre une pédale.
Lundi 27 janvier -
         A l'école ; en, compagnie de Kou Modt et du directeur, Montri vérifie les comptes des enfants, s'informe sur leur scolarité et sur leurs familles.
         Surprise et désaccord : nous avons constaté qu'une seule des deux maisons sociales est habitée. Nous trouvons nous-mêmes sur le champ des habitants pour cette maison : un père qui vit chez sa sœur avec son fils de 13 ans, soit onze personnes dans 40m ².
Mardi 28 janvier -


   Appel de Kou Modt qui nous demande de passer à l'école. La veille, le conseil d'école s'est réuni, l'après-midi, et a proposé la famille de Nodpanate Ong-Ard – des parents et leurs deux enfants – pour occuper la fameuse maison ! Dilemme puisque nous venions de lui trouver des habitants. A présent, on nous dit qu'ils ne sont pas prioritaires ! Pas facile pour nous : il va falloir se dédire près de la sœur qui, loin de s'en offusquer, nous propose une partie de son terrain, déjà viabilisé et non inondable , pour construire ! Il faut juste le nettoyer un peu pour le rendre plus présentable pour le présenter au groupe Inner Wheel, de passage ici dans les prochaines jours.
Vendredi 31 janvier
         Jean-Michel et Martine Lefebvre font halte à Bangok. Nous allons les chercher à l'aéroport avec Tom , notre chauffeur depuis six ans, et son mini-bus tout neuf. Avec eux, nous passons 72 heures à Hua-Hin avant de remonter à Makhamtao où ils rendent visite à leur filleule
Lundi 3 février-
         Départ matinal . Tom s'attend à des difficultés : les riziculteurs barrent les routes. Il nous faudra, un temps, contourner un barrage en empruntant un chemin de terre - dur, dur pour le beau mini-bus ! On le sent : les problèmes politiques montent d'un cran. Dans la capitale, les ministères, la Chambre des députés et les points stratégiques sont fermés : l'asphyxie commence.
         Halte à Ban Mi, où nous faisons quelques courses indispensables. A Ban Sataey, arrêt devant la maison construite par Jean-Michel et Martine puis, plus loin, devant les deux maisons aux toits rouges, œuvre des Amis du Vieux Tamarin et du Lions Club Mamers-Perseigne.
         Makhamtao – Avant la nuit, qui tombe net à 18h30, nous préparons nos lits, dans la maison natale de Montri. Pour nous, confort sommaire, pour les villageois, installation luxueuse. Notre belle-soeur Phi-Nid a préparé le dîner ; elle a vécu à Bangkok et nous sert des mets raffinés, pour notre plus grand plaisir. Revers de ces délices gastronomiques, un excès de sucres cachés. Phi-Nid souffre de diabète et je la vois vieillir d'année en année.
         Pas besoin de réveille-matin : un concert d'aboiements, de cocoricos, de cris d'oiseaux de nuit , nous a depuis longtemps tirés du sommeil. Bien avant six heures, les villageois ont mis à cuire la soupe de riz, allumé la télé – chacun profite à plein de celle de son voisin. Les événements de la capitale inquiètent – tous ici y ont de la famille ; les femmes restent figées devant le poste. En ce début de février, on déplore déjà 24 morts dont 3 enfants.
         Douche « à la gamelle », petit-déjeuner léger suivi - passage obligé- d'un salut matinal au vieux tamarin, petit tour vers les rizières, puis départ en mini-bus pour Ban Sataey à 2 km du village. Près de sa maison, une de nos « locataires » arrose ses œillets d'Inde.
         Notre première visite est pour la grand- mère qui a recueilli ses 5 petits-enfants, orphelins de parents morts du sida. Les deux dernières ont 8 et 7 ans. Nous notons un réel changement chez l'aîné, 22 ans ; lui qui nous avait toujours évités, est venu nous saluer, à l'occidentale, nous parlant de son travail et de sa fierté d'habiter une maison « normale ». Fini les conduites déviantes. Le plus jeune frère, 15 ans, après avoir tâté de la prison pendant 22 jours, à cause de la drogue, est lui aussi rangé. Tous deux travaillent à la découpe dans un abattoir de volailles ; à leur modeste salaire de base s'ajoutent parfois des heures supplémentaires s'ils sont d'équipe du soir. Le grand-mère a, elle aussi, trouvé un travail à domicile pour une manufacture : elle assemble des moules à glace individuels.
         Nous, les farangs, créons l'événement en allant déguster une soupe à la gargote locale . Avec ses 20 grammes de viande, nous avons là un délicieux repas complet, servi par le mari de la cuisinière. Attention aux épices : mieux vaut suivre les conseils de Montri.

         14h30 - Nous nous rendons à l'école pour la réception officielle des logements sociaux en présence du maire, du président de la communauté de communes, du président des parents d'élèves et du responsable de la bourse Kangkorn. Kou Modt , qui souhaite prendre la parole, a fait venir de Ban Mi un officier de police. Ce représentant de la loi, sera le garant de ses propos, que l'auditoire, locataires, parents, voire enfants, pourrait par la suite déformer ; règlement relatif à l'occupation des maisons, droite et devoirs des locataires, entretien des lieux.
         Profitant de cette présence, elle fait venir Yuttaphun Roadsatien, 13

ans ; lui si brillant glisse sur une mauvaise pente : comportement anormal, fréquentations douteuses. L'officier de police lui adresse des remontrances qui le laissent de marbre. L'uniforme n'impressionne que les enfants irréprochables !!!
     
    Je prends la parole pour signifier que nous n'hésiterons pas à sanctionner ce jeune – nous en reparlerons. Nous avons constaté une baisse d'effectif de 11 élèves .Je mets donc en garde l'école contre un certain laxisme qui pourrait faire fuir les bons élèves. Notre établissement ne doit pas servir à garder dans le système les enfants à problèmes au détriment des autres. L'assistance adhère à mes propos ; la vigilance est indispensable.
         Deux heures plus tard, nous partons pour Bangkok où Jean-Michel et Martine sont attendus par leur filleule Maivalie, qui vit avec ses parents dans le quartier de Don Meung. Les parrains arrivent souvent, porteurs d'un cadeau, remis après les salutations d'usage, mais qu'il n'est pas coutume d'ouvrir aussitôt. Dans ce cas précis, le cadeau étant un PC, il est indispensable de s'assurer que Maivalie sait s'en servir, se connecter à Internet , utiliser une clé 3G. Hélas, la connexion ne fonctionne pas malgré l'intervention d'un voisin, féru de Wi-Fi ; il faudra l'intervention d'un ancien mécanicien ayant travaillé à Toulouse sur l'airbus A380 pour résoudre le problème.
         Depuis le matin, une toux tenace nous gêne, Martine et moi. A présent, nous toussons à fendre l'âme et la température commence à monter. Vivement l'hôtel et le lit ! Quelle frustration pour Martine ! L'eau chaude calme un peu l'irritation de la gorge mais les pastilles-miracles ne font ni chaud ni froid. Le lendemain, je ne peux me lever. Jean-Michel, Martine et Montri, en meilleur état , partent pour la journée visiter l'ancien Siam (Mueng Boran). A leur retour, j'ai retrouvé une petite forme grâce aux médicaments mais Jean-Michel souffre d'un bon mal de gorge et Montri, lui, accuse la fatigue. Il doit pourtant se lever à 4h30 et partir en mini-bus accueillir et ramener à l'hôtel, le groupe d'Inner Wheel - sept personnes qui atterrissent à 6h15 : sa future présidente, madame Nadine Sergent, accompagnée de son époux Dominique et de leur fils Benoît, de la secrétaire, madame Christiane Geslin et son époux Albert, et d'un autre couple, Lili et Patrick. Après un moment de repos, ils repartent, seuls, visiter le Palais Royal. Pour nous, ce sera un passage par le quartier chinois afin d' acheter des articles que nous revendrons en France. Le bénéfice ainsi réalisé nous permet de bâtir, de mener quelques actions sociales, sans toucher aux dons, réservés aux enfants et à l'école. Nos amis marollais, repartiront le lendemain chargés de treize kilos d'artisanat.
       
  Avec notre nouveau groupe, nous visitons le marché flottant et un quartier de Bangkok. Au Siam Center, nous nous retrouvons entourés de manifestants plutôt pacifiques tout de violet vêtus.        
         Dès le lendemain, nous partons pour Makhamtao via Ayutthaya ; coup d'oeil sur l'école et première idée du travail accompli par l'association, visite au vieux tamarin, aperçu des rizières et promenade dans le village. Impossible d'y dormir cette fois : ce sera l'hôtel à Ban Mi, le filet d'eau aux robinets excluant un séjour simultané de neuf personnes. Nous dînons sur la place du marché. A 21 heures, la fatigue nous ramène à l'hôtel.
         Le lendemain, nous sommes reçus à l'école, devenue depuis 2012, école pilote nationale où se côtoient des bâtiments et des équipements très performants et du mobilier parfois franchement archaïque.
  


         Moment solennel ; celui de la remise du fanion Inner Wheel. L'association nous a déjà fait plusieurs dons ; le prochain nous aidera à construire une nouvelle maison. Les négociations pour le terrain sont en cours ...façon thaïe. Impossible de voir le titre de propriété ! Chacun détient ses propres titres ; gare à l'étourdi qui les a perdus ou au malchanceux qui les a laissés en dessert aux termites ! Il n'existe aucun double administratif.

         Le soir, dîner préparé par Phi Nid, puis retour à l'hôtel avant le départ pour un périple de 3000 km au cours duquel nous restons en relation avec Kou Modt au sujet du projet de maison.
Mardi 18 février -
         Nos amis repartent le lendemain. Le centre de Bangkok étant toujours très agité, nous descendons dans un hôtel proche de l'aéroport.  
Le projet de maison revient au premier plan : changement de lieu, la famille propriétaire du terrain n'étant pas unanime pour en céder une partie. Le maire veut bien donner une parcelle de sa propriété, par solidarité avec le père de famille que nous voulons loger et qui a été longtemps journalier chez lui. Il l'estime et a envie de l'aider. Excellente nouvelle ; ainsi, l'association n'aura que la construction à financer. Cette fois, nous rentrons chez nous, à Hua-Hin. Montri a perdu quatre kilos ; il tousse sans arrêt et a de la fièvre tous les soirs. Après quelques jours de repos, nous repartons pour Makhamtao : 2h45 de route, secoués dans le minibus de ligne, bondé, nos sacs sur les genoux . Cette fois, il va bien jusqu'à la place « Victory Monument » car les manifestations se sont calmées. Au pas de course, nous sautons aussitôt dans celui qui nous conduira, en 2h15, à Ban Mi. Confort encore plus spartiate ! Mon voisin, qui nous a identifiés, se rend lui aussi au village. Sa jeune sœur a été parrainée par Annie Cosme. Nous partagerons avec lui la voiture de Champhu, frère de Montri pour la fin du trajet.
         Mauvaise nouvelle : l'épouse du frère aîné de Montri est hospitalisée pour une mauvaise bronchite. Ses moyens lui permettent d'éviter la salle commune, ce qui est rarement le cas en Thaïlande. En dépit de nos problèmes, en France, nous ne mesurons pas notre chance !



         La première tâche de Montri est de régler, avec Kou Modt, la situation de la maman de 16 ans . La famille Moreau, qui la parraine, a souhaité qu'on lui remette le solde de son compte scolaire pour le bébé, soit 10 000B (la grand-mère a une retraite de 500B, soit à peine 13 euros). Nous lui expliquons que ce don est une sorte de faveur et que l'arrêt, décidé, de la bourse scolaire n'est pas une sanction, mais qu'elle n'a plus d'objet. Photo à l'appui, nous lui remettons la somme en mains propres puis nous reprenons nos visites.
         Courriers, traductions, comptes-rendus , représentent plus de 200 documents à travailler, sans compter le classement des 900 photos à envoyer aux parrains.
         Quelques jours plus tard, arrivée de Gérard et Michèle Dujardin, du Nord. Ils ont adopté deux enfants thaïs et en parrainent un troisième, au village. Ce sera notre première rencontre avec eux. Tom et Montri vont les chercher tous les quatre à Bangkok.
         Après un premier petit tour dans les rues, nous partons pour Ban Sataey, déguster une soupe traditionnelle. Les enfants, Lilan et Théo , sont très attentifs mais on les sent désorientés par le regard des gens eux-mêmes perplexes ; ils ont l'air thaï mais ils sont devenus français ! Montri dissipe le malentendu et tout s'éclaire – vivre au pays des farangs, quelle chance !
     
    Nous avons rendez-vous à l'école ; ambiance studieuse pour les examens de fin d'année ; les grandes vacances approchent. Nous retrouverons Priyakoun à 16 heures, à la maison de son grand-père avec lequel il vit. Le pauvre homme, au dos cassé, déformé par la scoliose, ne peut plus travailler. Son petit-fils l'aide pour le ménage et la cuisine mais il fait la lessive. Le garçon a balayé la cour pour recevoir ses parrains- ce sera bien pour essayer le beau vélo qu'ils lui offrent. Quelques poules picorent dans la cour ; le repas du soir se compose souvent d'un peu de riz et d'un œuf dur. Gérard est tout retourné. Entre savoir et voir, quel écart ! Théo préfère s'éloigner, Lilan s'approche du garçon : elle ne vit en France que depuis cinq ans et demi.
         En fin d'après-midi, nous repartons tous pour Bangkok avec Tom. Cet été, à l'occasion du baptême civil de Lilan, les dons récoltés seront destinés aux Amis du Vieux Tamarin.
         Nouvelles des locataires des maisons du Lions Club
         La famille Roadsatien habite la première depuis mai 2013 avec ses trois enfants. Le fils aîné, Satkawat, entrera en 2e année de Bac Pro à la rentrée (mai 2014) à Lopburi. Il travaille bien.
         La cadette, Silatip, achève sa scolarité à Ban Sataey. (la lauréate du concours d'orthographe et d'anglais, à Cha-Am, c'est elle!)
         Pour le troisième, Yuttaphun, c'est une autre histoire (le garçon, de marbre devant l'officier de police, c'est lui!). La bourse sera suspendue un an, lui qui se vante de cette bourse, peut-être va-t-il réfléchir.
         La maman prend grand soin de la maison et de ses oeillets d'Inde...Le père, squelettique ne trouve pas assez de travail ; la mécanisation des rizières n'arrange rien. Il n'a aucune autorité sur ses enfants.
         Dans la deuxième maison (vide à notre arrivée et pour laquelle, mécontents, nous nous étions retrouvés, soudain, avec deux occupants possibles) vit à présent la famille de Nodpanate Ong-Ard ; Bien installés, ils ont même peint les piliers de la maison et les murs extérieurs de la salle de bains !

Compte rendu des parrains en visite à Makhamtao 2014 : http://montrietguysuivent.blogspot.fr/

mercredi 26 mars 2014

Chocolats de Pâques 2014


Les Amis du Vieux Tamarin 

Marolles les Braults le 24 mars 2014


Pour la cinquième fois, à l'initiative de leur professeur, Madame Isabelle Roussel, un groupe

d'élèves du collège Jean Moulin, propose de vendre des chocolats de Pâques.

Le bénéfice de cette action sert directement à aider à la scolarité de jeunes de leur âge,

méritants, mais issus de familles très pauvres.


Un grand merci à tous.


Mme Marie-Claude Chevrier

mardi 10 septembre 2013

Nouvel ouvrage de Guy et Montri sur le parrainage


Avant-Propos


Dans un premier récit autobiographique, Montri, fils d’un paysan thaï, retraçait le chemin parcouru, de son départ du village de Makhamtao, à son installation définitive en France en juin 1977. Il n’oubliera jamais ses racines et, toujours épaulé par son ami Guy, s’attachera très vite à soustraire les petites filles à la prostitution, la misère contraignant souvent leurs parents, trompés par de fausses promesses, à les vendre.

 
En 2006, ils fondent l’association « Les Amis du Vieux Tamarin », qui ouvre de nouvelles perspectives : aide immédiate aux victimes du tsunami,  puis, très vite, retour aux objectifs initiaux. Mais la misère a suivi d’autres voies : les MST et en particulier le sida, font des ravages dans les populations jeunes dont les enfants sont les victimes indirectes. Restent alors pour les élever des grands-parents restés au village – souvent des grands-mères – usés par le travail, ne percevant aucune retraite et survivant dans le plus grand dénuement.

Avec la petite Sunissa, "l’enfant du Vieux Tamarin", nous retournons au village, au cœur des rizières...

Parution de cet ouvrage au Editions du Panthéon, le 9 septembre 2013

A consulter le Chronique "Le boudoir litteraire" ci-dessous :

http://leboudoirlitteraire.fr/2013/09/lenfant-du-vieux-tamarin-g-madalena-pougeolle-m-kangkorn-hautemains/

Informations :


L'Enfant du Vieux Tamarin


Auteurs :  Guy MADALENA-POUGEOLLE et Montri KANGKORN-HAUTEMAINS aux EDITIONS  du PANTHEON , ouvrage disponible depuis le 8 septembre 2013

REMARQUE : ( le manuscrit envoyé à huit Editeurs  à reçu un accueil positif,    tous ont répondu avec  des propositions de contrats)

Le bénéfice de la vente de cet ouvrage sera entièrement reversé à l'association "Les Amis du Vieux Tamarin"

A présent vous pouvez nous aider:


Afin de diffuser plus largement notre ouvrage, vous pouvez toujours le faire connaître auprès de vos libraires. Ceux-ci pourrons se le procurer auprès des Editions Panthèon.

 A l'avance, merci.

Montri et Guy